Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a présenté, ce lundi 5 janvier 2025, un exposé exhaustif sur les garanties offertes aux investisseurs et les mécanismes mis en place pour améliorer durablement le climat de l’investissement en Algérie. Cette intervention s’est tenue lors d’une séance d’audition devant la Commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale, consacrée au thème des garanties et de l’attractivité de l’environnement économique national.
En ouverture de la séance, le ministre a salué l’intérêt porté par les membres de la commission à la question de l’investissement, soulignant que l’Algérie poursuit une stratégie visant à instaurer une dynamique économique fondée sur la création de richesse, la génération d’emplois et la diversification de l’économie nationale. Il a rappelé que l’amélioration du climat des affaires constitue un axe central des politiques publiques, notamment pour encourager les investisseurs nationaux et étrangers à lancer des projets productifs contribuant à la substitution des importations et au développement des exportations. S’agissant du cadre juridique, le ministre a mis en avant les dispositions de la loi n° 22-18 relative à l’investissement, qui consacre un ensemble de garanties fondamentales. Celles-ci portent notamment sur la transparence et la liberté d’investir, l’égalité de traitement entre investisseurs, la stabilité de la législation, la protection de la propriété intellectuelle, le droit au recours judiciaire et à l’arbitrage international, ainsi que la protection des capitaux contre toute mesure de confiscation, assortie d’un droit à une indemnisation équitable. Le ministre a également détaillé les mécanismes d’incitation fiscale et douanière mis en place pour soutenir l’investissement productif. Ces avantages peuvent s’étendre sur des périodes allant jusqu’à dix ans et s’inscrivent dans trois régimes distincts, ciblant les secteurs à caractère prioritaire, les zones présentant une importance particulière et les projets structurants à fort impact économique. Dans le volet consacré au développement industriel, le ministre a évoqué les programmes de soutien destinés aux filières stratégiques, telles que l’industrie des véhicules, les industries électroniques et électroménagères, ainsi que la sous-traitance industrielle. Il a également cité les mesures facilitant l’importation de lignes de production et de matériels agricoles usagés, dans une optique de renforcement des capacités productives nationales. La réforme du foncier industriel a constitué un autre axe majeur de l’exposé. À ce titre, le ministre a souligné l’importance de la rationalisation et de la transparence dans la gestion du foncier, en confiant à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement le rôle de guichet unique pour l’octroi des assiettes industrielles. Cette réforme s’appuie également sur la numérisation des procédures, la création d’agences spécialisées et la constitution d’un portefeuille conséquent de foncier industriel réparti à travers les différentes wilayas du pays. Abordant la question de la digitalisation, le ministre a indiqué que le parcours de l’investissement est désormais appuyé par des plateformes électroniques permettant un meilleur suivi des dossiers et une plus grande fluidité des procédures. Il a précisé que les actions d’accompagnement menées par le secteur ont permis de lever les contraintes pesant sur 854 projets durant les années 2022 et 2023, contribuant à la création de plus de 52 000 emplois. Il a, par ailleurs, insisté sur l’importance des partenariats, notamment pour le transfert de compétences et de technologies. En matière de promotion économique, le ministre a rappelé la participation active de l’Algérie à des forums et salons nationaux et internationaux, ainsi qu’aux travaux des commissions mixtes avec les pays partenaires. Ces initiatives visent à renforcer la visibilité de l’Algérie et à consolider son image en tant que destination d’investissement fiable et attractive. Au cours de la séance, le ministre a également écouté les préoccupations et les interrogations exprimées par les députés, auxquelles il a apporté des réponses détaillées, réaffirmant la volonté des pouvoirs publics de lever les obstacles persistants et de poursuivre le soutien aux porteurs de projets. En conclusion, le ministre de l’Industrie a réaffirmé que l’Algérie s’inscrit dans une démarche de consolidation d’un environnement d’investissement sûr, lisible et compétitif, reposant sur des garanties juridiques solides et des mécanismes incitatifs adaptés. Une orientation qui vise à renforcer le développement industriel, stimuler la création d’emplois et diversifier la production nationale, positionnant ainsi le pays comme une destination crédible pour l’investissement, tant au niveau régional qu’international.
Amel Driss






