Le projet de l’hôpital algéro-qatari en cours de réalisation dans la nouvelle ville de Sidi Abdallah (Alger) avance à un rythme soutenu, a affirmé jeudi le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, lors d’une visite d’inspection sur le site.
Dans une déclaration à la presse, le responsable a salué « la bonne cadence » des travaux, indiquant que le taux d’avancement enregistré devrait permettre une livraison de l’établissement dans les délais prévus, soit au cours de l’année prochaine. Ce projet d’envergure, fruit de la coopération algéro-qatarie, s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics, sous l’impulsion du président de la République Abdelmadjid Tebboune, de doter l’Algérie d’un hôpital répondant aux standards internationaux, notamment dans des spécialités médicales de pointe. D’un coût estimé à près de 287 millions de dollars, cet investissement s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer le secteur de la santé, à développer des spécialités avancées et à améliorer l’offre nationale de soins. Il traduit également une dynamique de soutien à l’investissement productif dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Au-delà de sa dimension sanitaire, le projet présente des retombées socio-économiques significatives. Il devrait générer environ 954 emplois directs, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité des services de santé et à la réduction du recours aux soins à l’étranger. Le futur établissement hospitalier sera doté de structures modernes et de services intégrés conformes aux normes internationales. Il comprendra notamment des blocs opératoires équipés des dernières technologies, des unités de soins intensifs, des centres d’imagerie médicale et de radiologie de pointe, ainsi que des laboratoires spécialisés et des services médicaux avancés. Parmi les spécialités prévues figurent la neuroradiologie interventionnelle, la neurochirurgie avec recours à la technologie Gamma Knife pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux (AVC), la rééducation fonctionnelle, la transplantation hépatique, la chirurgie cardiaque pour enfants et adultes, ainsi que la chirurgie oncologique osseuse. Selon les responsables du projet, l’hôpital s’étend sur une superficie de près de 10 hectares, ce qui en fait une infrastructure majeure appelée à renforcer le système hospitalier national et à soutenir la modernisation du secteur de la santé en Algérie.
Amel Driss






