Histoire: Conférence sur les dimensions nationales et humaines du défunt moudjahid Hocine Aït Ahmed

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Le ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit a organisé, jeudi à Alger, une conférence consacrée aux dimensions nationales et humaines du moudjahid Hocine Aït Ahmed à l’occasion du 10e anniversaire de sa disparition.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, en présence de personnalités nationales, de représentants de la famille révolutionnaire ainsi que d’enseignants et d’étudiants universitaires, le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, M. Abdelmalek Tacherift, a souligné que « Dda El Hocine » était une « personnalité nationale fédératrice, porteur d’un grand projet national et de valeurs nobles fondées sur l’unité nationale, la fidélité à la Révolution, la liberté et la dignité ». Il a rappelé, à cet égard, la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de donner le nom de ce moudjahid emblématique au stade de Tizi-Ouzou, faisant de cet édifice sportif et de jeunesse « un témoin vivant de la grandeur de cet homme et de la reconnaissance de son parcours national ».M. Tacherift a ajouté que « cet hommage présidentiel était destiné à un leader national qui a placé l’Algérie au-dessus de toute considération, et incarne une mémoire nationale vivante et résistante, que l’oubli ne saurait effacer, afin que ses principes demeurent un phare pour les générations futures, leur rappelant que la lutte unit l’histoire aux principes et aux valeurs humaines suprêmes ».Evoquant certains épisodes marquants du parcours militant du défunt Aït Ahmed lors de cette conférence intitulé « Hocine Aït Ahmed, une figure historique aux dimensions nationales et humaines », le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit est revenu sur l’épisode du détournement de l’avion qui le transportait, lui et ses compagnons, le 22 octobre 1956, relevant que ce crime, en tant que première opération de piraterie dans l’histoire de l’aviation civile mondiale, « a révélé non seulement l’arrogance et la brutalité du colonialisme français, mais a également mis à nu la trahison du voisin de l’ouest qui, par sa complicité, a contribué à faciliter ce complot contre les chefs de la Révolution de libération ».M. Tacherift n’a pas manqué, par ailleurs, de souligner que la mémoire nationale constitue « notre rempart inexpugnable et le lien sacré entre notre passé glorieux et notre avenir prometteur », précisant que le moudjahid Hocine Aït Ahmed « demeurera une école pour les générations futures et une source d’inspiration pour les guider sur la voie du sacrifice, de la fidélité et de la souveraineté ».Lors de cette conférence, la moudjahida et ancienne ministre, Mme Zhor Ounissi, a affirmé que le Moudjahid emblématique Hocine Aït Ahmed était « un homme d’exception parmi d’autres que l’on ne peut oublier ».Sur le plan académique, le directeur du Laboratoire d’histoire locale, de mémoire collective et des nouvelles approches, M. Mustapha Sadaoui, ainsi que le professeur d’histoire à l’école normale supérieure de Bouzaréah et directeur du Laboratoire des études historiques contemporaines, Meziane Saidi, ont présenté deux communications mettant en exergue le rôle du défunt Hocine Aït Ahmed et son action durant la Révolution de libération, notamment au sein de l’Organisation spéciale (OS), ainsi que durant la phase de l’action diplomatique et médiatique.Au terme de la conférence, le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit a honoré la famille du défunt Hocine Aït Ahmed ainsi que les intervenants à cette rencontre.

A.S

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