La situation humanitaire dans la bande de Ghaza, théâtre d’une agression sioniste barbare depuis trois mois « est sans précédent », a alerté vendredi un responsable du Programme alimentaire mondial de l’ONU (PAM) estimant « encore possible d’éviter la famine » dans l’enclave palestinienne.
« Si près de 130.000 personnes sont en situation de famine dans le monde, plus d’un demi-million de personnes sont en situation de famine dans la seule bande de Ghaza. C’est quatre fois plus », a déclaré sur le réseau X (twitter), Arif Husain, Economiste en chef du PAM. Toutefois, l’agence onusienne estime qu’ »il est encore possible d’éviter la famine dans l’enclave palestinienne ». Mais pour y arriver, « nous devons nous assurer que les gens ont de la nourriture, de l’eau, des abris et des installations sanitaires », a-t-il ajouté. Le Comité d’examen de la famine (CEF) a été activé en raison de preuves du dépassement de la phase 5 (seuil catastrophique) de l’insécurité alimentaire aiguë dans l’enclave. Selon ce comité, le risque de famine augmente chaque jour dans un contexte de conflit intense et de restriction de l’accès à l’aide humanitaire, selon le PAM. « Au moins un ménage sur quatre, soit plus d’un demi-million de personnes, est confronté à des conditions d’insécurité alimentaire aiguë catastrophiques », a détaillé le PAM ajoutant que « ces niveaux alarmants d’insécurité alimentaire aiguë sont sans précédent dans l’histoire récente ». Dans un bilan provisoire, l’agression sioniste en cours contre la bande de Ghaza a fait, depuis le 7 octobre 2023, plus de 22.600 morts, dont 9.730 enfants et 6.830 femmes. En outre, plus de 7.000 Palestiniens sont toujours portés disparus et plus de 57.910 ont été blessés. (APS)






