La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a souligné, lundi, l’importance stratégique de la nouvelle approche adoptée par son secteur, fondée sur l’adaptation de la formation professionnelle aux besoins réels du marché de l’emploi et de l’investissement, ainsi que sur le renforcement des compétences nationales.
Invitée du forum de la Chaîne I de la Radio nationale, la ministre a expliqué que cette orientation s’appuie sur le Référentiel national de formation et de compétences, considéré comme un outil structurant pour garantir la cohérence des programmes, consacrer l’approche par compétences et faciliter l’insertion professionnelle des diplômés. Cette démarche s’inscrit dans une vision stratégique globale visant l’amélioration de l’employabilité, le développement des ressources humaines et la transition qualitative d’un système fondé sur les programmes vers une formation orientée vers des compétences professionnelles directement employables. Selon Mme Arhab, ce cadre référentiel permet d’identifier avec précision les besoins en compétences aux niveaux local et national, tout en assurant une meilleure coordination entre les politiques de formation, d’emploi et d’investissement.
Il favorise ainsi l’adaptation des cursus de formation aux exigences du marché, dictées par la nouvelle orientation de l’économie nationale et les impératifs du développement durable, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Dans ce contexte, la ministre a indiqué que cette approche a permis, dans une première étape, de recentrer l’offre de formation sur les spécialités les plus demandées, tout en orientant les jeunes vers ces filières, dans l’objectif d’assurer une formation de qualité contribuant à la création de nouveaux emplois et à une insertion professionnelle plus efficace des diplômés issus des établissements de formation et d’enseignement professionnels. Mme Arhab a également fait état de la création de 18 centres d’excellence, réalisés en partenariat avec des opérateurs privés, couvrant plusieurs spécialités techniques et industrielles. Elle a souligné que le secteur accorde une importance particulière à la formation pratique de haut niveau, en phase avec les évolutions technologiques, répondant aux besoins du marché, tout en encourageant l’innovation et la valorisation des compétences de la jeunesse algérienne.
Cette nouvelle orientation se traduit également par une révision du système pédagogique et une modernisation des programmes de formation. À ce titre, la ministre a annoncé la révision de dix programmes de formation, ainsi que la promotion de l’apprentissage, afin de renforcer l’adéquation entre les résultats de la formation et les besoins du marché du travail, en tenant compte des spécificités de chaque wilaya. Elle a également évoqué le lancement d’un programme national dédié à la formation des ressources humaines selon les expertises. Dans le même sillage, la ministre a annoncé le lancement de 180 centres de développement de l’entrepreneuriat à l’échelle nationale. Ces structures sont destinées à accompagner des milliers de porteurs de projets, dans une optique de soutien à l’initiative économique et à l’auto-emploi. S’agissant des spécialités les plus sollicitées lors des inscriptions relatives à la deuxième session de la rentrée professionnelle 2025-2026, Mme Arhab a précisé qu’il s’agit notamment des technologies modernes, incluant le développement web, l’informatique et la gestion des réseaux, ainsi que de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et de la sécurité alimentaire.
Enfin, la ministre a annoncé le lancement prochain d’une plateforme numérique éducative. Celle-ci permettra aux demandeurs de formation d’accéder à l’ensemble des informations relatives aux modes de formation et aux spécialités disponibles, tout en assurant l’accompagnement des stagiaires et leur orientation vers les parcours de formation les plus adaptés à leurs profils et aux besoins du marché du travail.
Yasmine Derbal






