Pas moins de 101 milliards USD ont été alloués, durant les dix dernières années à l’exploitation des ressources en hydrocarbures, a indiqué, le ministre de l’énergie, Mustapha Guitouni.
« Pour l’exploitation des ressources en hydrocarbures, l’Algérie, et à travers le groupe pétrolier national Sonatrach, a alloué, durant les dix dernières années pas moins de 101 milliards USD pour l’ensemble des activités de la chaine pour produire 2.031 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) d’hydrocarbures », a souligné M. Guitouni à l’ouverture de la 9ème édition de la conférence-salon internationale sur l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du Nord (NAPEC 2109). « L’activité exploration-production, dont nous comptons aller beaucoup loin, a consommé, à elle seule, 76% du montant global de ces investissements, soit 76,8 milliards USD », a-t-il ajouté, relevant que les investissements dans les hydrocarbures en Algérie, ont atteint pour l’année 2018, les 9,9 milliards USD. Ainsi, et au titre de la stratégie de Sonatrach à l’horizon 2030, la compagnie ambitionne, selon le ministre, l’amélioration des taux de récupération des gisements en exploitation. S’agissant de la chaine de l’aval pétrolier, le ministre a indiqué que « l’objectif principal est d’améliorer davantage les capacités de traitement de pétrole brut, qui sont passées, suite au programme de réhabilitation de l’outil national de raffinage, de 22 millions de tonnes en 2008 à 30 millions de tonnes actuellement » .Parmi les attentes de la stratégie de Sonatrach 2030, le ministre prévoit la réalisation d’un apport supplémentaire de 68 milliards USD du chiffre d’affaires et l’augmentation à 50% des exportations du gaz en autres.
Prototype d’une station mobile de distribution de GPLC de fabrication algérienne exposé
Un prototype d’une station mobile de distribution de carburant GPLC, est exposé au Centre des conventions d’Oran qui abrite la 9ème édition de l’exposition de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du Nord (NAPEC 2019). Fabriquée par l’Entreprise manufacture d’activités générales industrielles (EPE Magi SPA), filiale du groupe AGM (Algerian groupe of mechanics) rattaché au ministère de l’Industrie et des Mines, cette station est la première du genre fabriquée en Algérie. Elle est prête à être sur le marché algérien. « C’est une station de distribution de carburant GPLC. Sa fabrication s’inscrit dans la politique de l’Etat visant la conversion des véhicules roulant au carburant classique vers le GPLC », a déclaré à Haddad Alâaddine, cadre chargé du marketing au sein de l’Entreprise « Magi SPA », basée à Alger. Il s’agit d’une station dotée d’un distributeur GPLC, d’une pompe et d’un réservoir, le taux d’intégration du produit arrive à 80 %, « Presque tous les équipements de cette station sont fabriqués localement à l’instar du réservoir, du volucompteur, de la structure métallique entre autres, par contre la pompe, la soupape et les jauges sont importées »,. D’une capacité de stockage de 20 m3, cette station est destinée à garantir la continuité du service dans les stations de distribution en cas d’arrêt ou de rénovation des installations notamment dans les zones isolées. « La pose de cette station est très facile et ne nécessite pas de travaux de génie civil. Elle est fonctionnelle dès sa pose », a assuré M. Haddad, faisant savoir que le modèle exposé dans ce salon est un prototype et que des démarches seront entreprises pour obtenir un brevet de propriété industrielle. Selon le même responsable, l’entreprise dispose de capacités de production d’une soixantaine de stations mobiles de distribution de carburant GPLC. La mise sur le marché de ce nouveau matériel se fera dès la réception des commandes émanant aussi bien de clients des secteurs public et privé.
Les premiers résultats d’estimation du potentiel d’hydrocarbures sont plus qu’encourageants
Les premiers résultats de la première étude d’estimation du potentiel national d’hydrocarbures, en cours, « sont déjà plus qu’encourageants », a estimé, dimanche à Oran, le président du comité de direction de l’agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (Al-Naft). « Pour améliorer la connaissance du domaine minier en Algérie et estimer son potentiel en ressources d’hydrocarbures non conventionnels, une première étude d’envergure est en cours, dont les premiers résultats sont plus qu’encourageants », a estimé M. Arezki Hocini, dans un discours, lu en son nom, par un responsable de l’agence, Farid Ayadi, lors de l’ouverture de la neuvième éditition de la conférence-salon internationale sur l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du nord (NAPEC 2109). Cette étude, qui a pour objectif d’évaluer le potentiel en place, est observée à travers sept (7) bassins du Sahara algérien, a-t-il fait savoir, notant que les réserves en place de pétrole et de gaz sont importantes en termes d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. « Ces résultats repositionnent l’Algérie à la troisième place en terme de volume des ressources en gaz de schiste après les USA et la Chine et à la septième place pour son potentiel en pétrole de roche mère, actualisant ainsi le dernier classement de l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) ». Le volume en place de gaz est estimé, selon les mêmes résultats, à neuf fois plus que celui des réserves de Hassi R’Mel, avec un taux de récupération de 20%, relevant aussi l’importance du volume en pétrole. En parallèle, Al-Naft a lancé quatre (4) autres études du potentiel des bassins du domaine minier national, confiées à des bureaux d’études de renom. Par ailleurs, huit (8) conventions d’études de potentiel sur différents périmètres du domaine minier, dont quatre (4) concernent l’offshore, ont été signées avec différentes compagnies pétrolières partenaires ayant la maîtrise et le savoir-faire technologique. Cette agence a enregistré un montant global des investissements en partenariat de 2,3 milliards de dollars dans l’amont pétrolier en 2018, précisant que les activités de prospection ont concerné 18 périmètres du domaine minier national dont deux (2) dans la partie offshore. Pour lui, « le domaine minier reste largement sous-exploré, notamment celui relatif à la densité de forage par kilomètre carré qui est, en Algérie, loin des standards internationaux ». Il a ajouté, à ce titre, que « soixante-dix pour cent (70%) de la surface de ce domaine minier hydrocarbures demeure encore sous explorée », estimant que cela, représente de grandes opportunités d’investissements dans l’amont pétrolier.
Y.D / Ag






