La campagne présidentielle se poursuit à travers toutes régions du pays, les interventions des 5 candidats embrassent tous les aspects de la vie publique avec l’engagement d’œuvrer pour un avenir meilleur sur les plans économique, social et culturel.
Le candidat à la présidentielle du 12 décembre, Azzedine Mihoubi, a indiqué, jeudi, à Tébessa, que la prochaine présidentielle sera différente de celles qui l’ont précédée au vu des garanties de la transparence du scrutin qui sont réunies et des conditions qui la caractérisent. «Une partie des citoyens refusent l’élection, mais cette fois-ci les choses sont différentes car lors des précédents scrutins, le président était connu plusieurs mois avant le vote», a précisé Mihoubi lors d’une rencontre avec les notables de la région et de la société civile. Il a ajouté que «grâce à l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) qui était une revendication des citoyens, les règles du processus électoral ont changé car le respect de la voix de chaque électeur et des candidats sont garantis, ce qui permet à la démocratie de s’installer au sein de la société». Le prochain scrutin représente «un grand enjeu», a-t-il dit, ajoutant que «s’il y avait une meilleure alternative, nous l’aurions suivi». Il a également évoqué les défis de la période actuelle, mettant en garde contre «ceux qui sèment la discorde la veille de la présidentielle» et ceux qui visent à «créer un vide pour leurs propres intérêts», en allusion à la décision du Parlement européen concernant les Droits de l’Homme en Algérie. Le candidat a appelé à se rendre massivement aux urnes «pour répondre à ceux qui surenchérissent sur l’Algérie et sa souveraineté» et pour consacrer la volonté populaire. Le choix de cette solution constitutionnelle permettra «la mise en place d’institutions fortes à l’instar de la justice et du Parlement ainsi qu’un Gouvernement fort avec un programme convainquant», selon Mihoubi qui a déclaré : «Nous voulons une République des institutions auxquelles nous aurons recours en cas de crise encadrée par une Constitution qui n’obéit pas aux humeurs».
À propos du Hirak populaire, il a estimé que ses principales revendications ont été satisfaites, à savoir l’annulation de l’élection, la démission de l’ancien président ainsi que l’ouverture des dossiers de la corruption et le lancement d’un dialogue pour le retour à la vie constitutionnelle. Concernant le développement local dans la région de Tébessa, Mihoubi s’est engagé à consacrer un plan spécial aux régions frontalières basé sur la libération des initiatives et la simplification des procédures pour la création d’entreprises afin de créer une ceinture économique qui absorbera le chômage dans la région et valorisera ses spécificités et ses potentialités. Il s’est aussi engagé à promouvoir les grands projets miniers de la région, à réhabiliter ses usines ainsi qu’à élargir son réseau routier et à procéder à son raccordement à l’autoroute est-ouest. Une réforme de la Constitution qui consolide les institutions de l’Etat Le candidat à la Présidentielle, Azzedine Mihoubi s’est engagé, ce vendredi, depuis Souk Ahras, à procéder à une réforme de la Constitution qui consolide les institutions de l’Etat. S’exprimant lors d’une rencontre de proximité avec les citoyens de la commune de Machrouha, Mihoubi a indiqué que «la décision appartient désormais au peuple et toute décision concernant son destin passera par une consultation populaire, une démarche qui se concrétisera à travers une Constitution solide qui protège les institutions de l’Etat de toute crise politique». La nouvelle Constitution sera le fruit d’un large débat associant la classe politique et les experts et permettra de se référer aux institutions à chaque fois que le pays est confronté à une crise», a ajouté le candidat. Affirmant que «l’ère des promesses électorales non tenues est révolue», le candidat à la magistrature suprême a assuré que l’heure est venue pour consolider la confiance entre le citoyen et l’Etat, une confiance, a-t-il dit, qui ne saurait être rétablie qu’à travers la désignation de responsables compétents, l’équité dans le développement et l’examen de toutes les revendications soulevées. Il a soutenu que la concrétisation d’une République d’instituions ne pourra se faire qu’avec la coopération entre l’ensemble des Algériens, qu’ils soient pour ou contre les élections. Le SG par intérim du RND a mis l’accent, dans ce cadre, sur l’importance de répondre aux revendications du Hirak populaire, étant un mouvement conduit par les enfants de ce pays, soulignant toutefois que parler au nom de ce Hirak est «une provocation des Algériens, quels que soient leurs avis». Ces déclarations interviennent suite à l’adoption du Parlement européen d’une résolution sur la situation des Droits de l’Homme en Algérie, une résolution qualifiée par Mihoubi d’ingérence flagrante, avant de saluer la position du ministère des Affaires étrangères qui a affirmé son intention à procéder à un examen général de ses relations avec l’ensemble des institutions européennes. Pour ce qui est des questions relatives au développement local dans la wilaya de Souk Ahras, Mihoubi s’est engagé à accorder des facilités aux opérateurs désirant investir dans le tourisme et d’adapter les spécialités universitaires avec les exigences économiques de la région, tout en augmentant l’aide à l’habitat rural. Au volet culturel, le candidat a mis en avant l’importance de valoriser l’histoire des régions est du pays à travers, notamment la réalisation de films historiques Une révision des textes relatifs au système éducatif Le candidat à la Présidentielle, Abdelaziz Belaïd, a mis en avant, ce vendredi, à M’sila, l’impérative révision du système éducatif en Algérie pour pouvoir réunir les conditions propices à l’élève et permettre au secteur de reprendre la place qui lui sied. Animant un meeting populaire à la Maison de la culture de la wilaya, le candidat Belaïd s’est engagé à procéder à une «révision de l’ensemble des lois relatives à l’enseignement et aux méthodes éducatives», et de mettre en place un programme «répondant aux aspirations du peuple qui permettent à l’enseignant et à l’élève de reprendre leur véritable place», estimant que «tout projet de société débute par l’école». Il a affirmé dans ce cadre que les politiques précédentes avaient mis le secteur de l’Éducation nationale dans plusieurs problèmes ce qui s’est négativement impacté sur le niveau de l’enseignement, soulignant l’importance d’accorder toute l’attention à l’éducation pour construire une société saine, équilibrée et forte. Assurant que le problème de l’Algérie n’était lié ni à l’économie ni au manque de ressources, mais dans la formation de l’individu, le candidat Belaïd a indiqué que l’Algérie disposait de tous les moyens pour construire une économie solide par le recours à la ressource humaine, notamment les jeunes. Ce sursaut économique ne peut être réalisé dans le climat d’instabilité politique que vit le pays, a-t-il dit, réitérant son appel aux Algériens pour participer massivement lors du prochain scrutin afin d’élire un président compétent et en mesure de réaliser ses aspirations. «Le sursaut populaire du 22 février a été un coup de tonnerre qui a pulvérisé les foyers de la corruption», a-t-il dit. Après avoir déjoué le plan du 5e mandat de l’ancien président, on doit réfléchir maintenant sur la phase d’édification des institutions, la correction des lois et contrecarrer les desseins des «relais de la bande qui sont en prison», a-t-il encore ajouté. Le candidat du Front El Moustakbal a promis, s’il venait à être élu président le 12 décembre prochain, d’œuvrer pour la réalisation de «l’équilibre régional» à travers le lancement des projets économiques répondant aux spécificités de chaque région, et ce, contrairement au régionalisme qui était de mise lors des deux précédentes décennies. Le candidat à la magistrature suprême s’est également engagé à asseoir un Etat social d’institutions conformément aux principes de la déclaration du 1er Novembre. «Les mercenaires du Parlement européen» qui a consacré une séance pour l’examen de la situation en Algérie ne peuvent arriver à leurs fins, car le «peuple algérien est uni et rejette toute ingérence dans ses affaires internes», a rappelé Belaïd, avant de réitérer son engagement à ouvrir un dialogue inclusif avec tous les Algériens pour convenir d’une solution aux problèmes du pays.
Ahsene Saaid /Ag.






