De 1,5 à 9,8 térabits de bande passante: L’Algérie se positionne en leader africain

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Le Forum africain des technologies globales, organisé actuellement en Algérie, s’impose comme l’un des événements majeurs à l’échelle du continent en matière d’accélération de la transformation numérique et de renforcement de l’intégration économique entre les pays africains. C’est ce qu’a affirmé l’expert en développement économique, Abderrahmane Hadaf, mettant en avant la portée stratégique de cette rencontre.

Selon lui, cet événement constitue une opportunité importante pour les acteurs du secteur des technologies numériques modernes, en leur offrant un cadre propice à l’exploration des perspectives de partenariat, de coopération et d’échange d’expertises et d’expériences. Il reflète également un engagement fort de l’Algérie en faveur du travail africain commun et du renforcement de l’intégration économique et numérique au sein du continent. Invité ce dimanche à l’émission « L’invité du matin » sur la Chaîne 1 de la Radio algérienne, M. Hadaf a insisté sur la nécessité d’unifier les visions entre les pays africains afin de parvenir à une véritable souveraineté numérique nationale. Il a également appelé à favoriser l’échange d’expertises et à valoriser les ressources humaines dont regorge le continent africain, dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de l’Agenda Afrique 2063, qui constitue le cadre stratégique visant à réaliser le développement durable, l’unité et la prospérité sous le slogan « Une Afrique construite par les Africains ». L’intervenant a par ailleurs mis en exergue l’importance de ce forum en tant qu’espace de dialogue et de partage de connaissances entre les différents acteurs du secteur, tout en soulignant son rôle dans le renforcement de la coopération et des partenariats entre les pays africains. Il a précisé que la réussite de la transformation numérique demeure tributaire de la disponibilité d’infrastructures solides, incluant notamment les réseaux de communication, les centres de données et le cloud computing, ainsi que le développement des réseaux de fibre optique, des technologies de cinquième génération (5G) et des communications par satellite. Dans cette dynamique, l’Algérie s’est engagée depuis plusieurs années dans un processus structurant, en s’appuyant sur ses capacités et ses compétences nationales. Le pays œuvre notamment au développement de l’industrie des données et du cloud computing, ainsi qu’au renforcement des réseaux de communication à travers la fibre optique et les câbles maritimes, contribuant ainsi à améliorer l’accès à la bande passante internationale et à Internet. Cette démarche vise également à établir un diagnostic précis de la situation des technologies en Afrique et à élaborer une feuille de route pour accélérer l’intégration numérique du continent. L’organisation de ce forum sous le haut patronage du président de la République traduit, selon M. Hadaf, l’engagement fort de l’Algérie en faveur de la transformation numérique, ainsi que l’implication de l’État au plus haut niveau dans cette démarche, avec pour objectif de promouvoir le développement économique à travers l’exploitation des technologies modernes. Dans ce contexte, l’Algérie a lancé, ces dernières années, plusieurs projets structurants aux niveaux institutionnel, législatif et infrastructurel, dans le cadre d’une stratégie nationale visant à faire du pays un pôle technologique à l’horizon 2030. Cette stratégie repose notamment sur le développement de l’économie numérique, le renforcement de la gouvernance digitale, la formation des compétences et la consolidation de la cybersécurité. Parallèlement, une stratégie spécifique dédiée à l’intelligence artificielle a été mise en place, accompagnée du lancement de projets majeurs dans le domaine des infrastructures, notamment les centres de données et les solutions de cloud souverain. Le réseau de fibre optique a également été étendu pour couvrir près de 3 millions de foyers. Sur le plan des télécommunications, l’Algérie a enregistré une avancée significative en matière de bande passante internationale, qui est passée de 1,5 térabit à 9,8 térabits au cours des dernières années. À cela s’ajoute le projet continental de fibre optique transsaharienne, visant à améliorer l’accès à Internet et à renforcer la connectivité entre les pays africains. À travers ces initiatives, l’Algérie confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur clé de la transformation numérique en Afrique, en contribuant activement à la construction d’un espace continental intégré, innovant et souverain.

Amel Driss

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