Coupe africaines:  L’implacable réalité du terrain !

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 Dur, dur, le haut niveau. Malgré toute leur bonne volonté, les joueurs du CSC ont fini par s’incliner chez eux (2 – 3), lors du match aller des quarts de finales de la Ligue des champions africaine, compromettant ainsi, sérieusement leurs chances de qualification.

Mais est-ce vraiment une surprise face à l’un des grands favoris de l’épreuve et un habitué de ce genre de joutes ? L’ES Tunis est le tenant du titre face à laquelle le CSC n’a pu opposer que son courage et sa détermination. Insuffisants au demeurant pour mater le métier et l’expérience des camarades de Belaili. L’expérience justement, les Clubistes en manquent terriblement face aux ténors du Continent. Leur coach Denis Lavagne, l’a reconnu implicitement en avouant à la fin du match la naïveté de ses poulains qui ont concédé une faute « bête » et inutile sur le troisième but de l’Espérance. Cette inadvertance leur a coûté cher. Au-delà de la défaite, les Constantinois ont pu mesurer le fossé qui les sépare du plus haut niveau. Au lendemain de son retentissant succès aux dépens du TP Mazembe (3-0), à Constantine lors de la phase des poules, certains voyaient le CSC aller loin dans la compétition. Leur désillusion est grande à présent, car dans les matches à élimination directe, c’est un autre état d’esprit et d’autres paramètrent qui entrent en jeu. Le contexte est différent, car l’enjeu est plus grand. Dans ces conditions, le vécu et l’expérience prédominent. Des qualités que les clubs algériens ne possèdent pas. Du moins pas suffisamment.   Le cas de l’EST est édifiant à ce propos. Voilà un club qui joue constamment les premiers rôles dans les compétitions africaines. A l’instar d’ailleurs du Ahly du Caire, le TP Mazembe ou encore le Raja et le WAC. Des clubs institutionnalisés qui savent se renouveler constamment et rapidement pour rester au diapason. Chaque année, ils sont présents sur le plan international. Ce n’est malheureusement pas le cas chez nous, où pratiquement chaque saison, il y a de nouveaux engagés dans les compétitions africaines. L’exercice écoulé, c’était l’ESS et le MCA, cette fois c’est le CSC et la JSS et l’année prochaine ce sera probablement d’autres équipes. Il n’y a jamais rarement cette régularité dans la présence qui permet à nos clubs d’emmagasiner de l’expérience et d’acquérir un savoir-faire à même de leur permettre de bien négocier les matches importants et décisifs. L’absence d’une hiérarchie dans notre championnat impacte négativement du coup sur leur performance à l’échelle supérieur. Tant qu’on n’a pas une ou deux équipes  au dessus du lot, l’on se contentera de jouer les faire-valoir et de coups d’éclats sporadiques, comme l’ont réalisé par le passé l’ESS et la JSK ou un degré moindre l’USMA. Mais il faut reconnaitre que sur la durée, on n’existe pas ou peu sur le plan africain. C’est un constat amer, mais réaliste. On se tire la bourre localement, mais quand il s’agit de bien représenter le pays au plan international, il n’y a pas grand-monde. Aujourd’hui, qui peut vraiment rivaliser avec les ténors africains ? A vrai dire personne. On se fait des illusions, mais on est souvent rattrapé par la réalité du terrain. À méditer…

Ali Nezlioui