Projet de phosphate intégré: Le Premier ministre insiste sur le respect des délais fixés par le président de la République

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Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé hier un conseil interministériel consacré à l’examen de l’état d’avancement du projet de phosphate intégré, structuré au niveau des trois wilayas, à savoir Tébessa, Souk Ahras et Annaba

Lors de cette réunion, des mesures ont été prises pour renforcer la synergie intersectorielle et mobiliser l’ensemble des moyens en vue de respecter les délais de réalisation fixés par le président de la République, soit avant la fin de l’année en cours. Le président de la République avait donné, dimanche dernier à Bechar, le signal de départ du train transportant les premières cargaisons de minerai de fer de la mine de Gara Djebilet en direction d’Oran. Cette cargaison de minerai de fer a été acheminée via la nouvelle ligne ferroviaire minière occidentale Gara Djebilet-Tindouf-Bechar, longue de 950 km, puis via la ligne ferroviaire Bechar–Oran, pour une distance totale estimée à près de 2.000 km. Le lancement de l’exploitation de cette mine, classée comme la troisième plus grande mine de fer au monde, représente un tournant décisif dans l’histoire économique de l’Algérie depuis l’indépendance, comme l’a souligné le président de la République. Le chef de l’Etat avait souligné que la concrétisation de ce projet, longtemps considéré comme difficilement réalisable, constitue un message fort traduisant l’adoption par l’Algérie d’une nouvelle orientation économique fondée sur la consécration de la souveraineté nationale et la diversification des sources de revenus en dehors du secteur des hydrocarbures.

Ce projet minier a été réalisé dans des délais très courts. Les travaux de réalisation ont débuté, en juillet 2022, suivis du lancement du projet de l’usine de traitement primaire du minerai de fer, en décembre 2023.

Par ailleurs, la nouvelle ligne ferroviaire reliant Tindouf à Bechar via Beni Abbes, sur une distance de 950 km, a été entièrement réalisée, afin d’assurer le transport du minerai de fer du site d’exploitation vers le complexe sidérurgique du groupe Tosyali à Bethioua, dans la wilaya d’Oran.

Les infrastructures techniques et logistiques ont été achevées, de même que l’équipement des zones de stockage et de traitement primaire du minerai de fer. Les études relatives aux méthodes d’exploitation et de traitement ont également été finalisées afin de garantir une rentabilité économique élevée et le respect des normes environnementales.

Des technologies modernes ont été, par ailleurs, adoptées pour réduire le taux de phosphore dans le minerai et améliorer sa qualité, parallèlement à l’élaboration d’un plan intégré de gestion des ressources en eau et de l’énergie nécessaires à l’activité minière.

Les autorités concernées ont accordé une attention particulière au volet humain, à travers la préparation et la qualification de la main-d’œuvre locale dans les différentes spécialités liées à l’activité minière, en coordination avec le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels, dans le but de créer des emplois durables au profit des jeunes de la région.

Le directeur de l’énergie de la wilaya de Tindouf, Mustapha Benabdelkader, a affirmé que la mine de Gara Djebilet constitue un pilier essentiel de l’économie nationale et un moteur du développement local dans la wilaya de Tindouf et les wilayas avoisinantes. Il a précisé que plusieurs projets structurants sont prévus autour de la mine, dont un projet de centrale de production d’électricité à partir de l’énergie solaire d’une capacité de 200 mégawatts, destinée à couvrir les besoins des usines de traitement primaire du minerai de fer, ainsi que ceux de la région, dans un contexte d’expansion des projets industriels et miniers.

Il a ajouté que le projet est passé par plusieurs phases, incluant l’exploration, les études et la production expérimentale, avant d’atteindre la phase de préparation pour l’entrée en exploitation complète. Les premières quantités de minerai de fer ont déjà été extraites, avec un objectif de production compris entre 2 et 3 millions de tonnes par an, lors de la première phase, destinée à tester les installations et à préparer les moyens de transport.

Concernant la ligne ferroviaire minière Ouest reliant la mine de Gara Djebilet à Bechar, les responsables de l’Agence nationale des études et du suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) ont indiqué que cette ligne a été conçue pour transporter jusqu’à 50 millions de tonnes de minerai de fer par an, en plus de 25 millions de tonnes de produits transformés.

De son côté, la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mme Karima Bakir Tafer, a précisé lors de sa récente visite au site, que le projet des deux unités de traitement et de chargement du minerai de fer permettra des opérations de concassage, de criblage, d’augmentation de la teneur en fer et de réduction du taux de phosphore de 0,8 % à 0,2 %.

La capacité de production atteindra un million de tonnes en 2026, pour s’élever à 8 millions de tonnes à l’horizon 2030, selon cette même responsable, qui a également souligné que ces deux unités créeront 500 emplois directs, en donnant la priorité aux jeunes de la région.

Ainsi, la mine de Gara Djebilet à Tindouf s’impose comme un symbole de l’approche stratégique de l’Etat en matière d’exploitation des richesses naturelles et de renforcement de la souveraineté économique. Elle allie une dimension économique locale et nationale, des opportunités concrètes de développement et une contribution effective à la diversification des sources de revenus hors hydrocarbures.

 Il faut rappeler à ce titre que la vision stratégique du Président Tebboune a permis à l’Algérie d’exploiter au mieux ces avantages qui la place au cœur de la dynamique économique au niveau régional.

Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures.

Et pour cause, l’installation par le président de la République du Conseil supérieur de régulation des importations traduit fortement cette volonté d’en finir avec des pratiques malsaines qui ont terni l’image du pays et porter atteinte à l’économie nationale.

Pour ce faire, le gouvernement table sur des secteurs stratégiques comme l’agriculture et la transition énergétique qui demeurent la locomotive du développement national englobant l’ensemble des secteurs d’activité.

Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le président Abdelmadjid Tebboune qui avait mis l’accent sur l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à l’agriculture, rassurant que la conjoncture financière difficile que connait l’Algérie n’entamera en rien la détermination de l’Etat à promouvoir ce secteur.

Le président de la République avait, en outre, mis en avant l’importance de ce secteur vital pour permettre à notre pays de surmonter les épreuves, tout en préservant sa stabilité et la cohésion du front interne à l’ombre des crises économiques et soubresauts politiques qui secouent le monde.

Il avait maintes fois souligné qu’en dépit de la nouvelle conjoncture dictée par les répercussions néfastes sur l’économie du pays, l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens et les ressources afin de faire redémarrer la machine de production, tout en veillant à la préservation du caractère social de l’Etat

Il avait aussi rappelé que les attentes sociales légitimes exprimées par les populations, demeurent au centre des préoccupations de l’Etat et seront satisfaites à travers les projets qui sont en cours de réalisation et ceux encore en voie d’être lancés.

C’est dans cette optique que s’inscrit la nouvelle démarche des pouvoirs publics visant à permettre une véritable relance de la machine de production économique, tout en veillant à maintenir et préserver le pouvoir d’achat des citoyens. 

Dans ce cadre, le gouvernement s’est penché sur la révision des textes juridiques en les adaptant en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui a permis de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et l’emploi.

En effet, le président de la République qui a fait de ce volet une priorité, a instruit le gouvernement en vue de se pencher sur ce dossier et réaliser la sécurité alimentaire, notamment dans sa partie relative au renforcement des capacités nationales dans le domaine du stockage des céréales.

Il avait affirmé que l’Etat continue à veiller sur la protection du pouvoir d’achat du citoyen à travers la lutte contre les spéculateurs et les provocateurs de pénuries qui saisissent les occasions pour attenter à la stabilité sociale.

Dans cette optique, le chef de l’Etat avait donné des instructions fermes au gouvernement en vue d’accorder un intérêt accru à la situation sociale du citoyen et veiller à l’amélioration de son pouvoir d’achat, tout en insistant sur le rôle du gouvernement dans la garantie de la disponibilité et de la stabilité des prix des produits alimentaires.

En préconisant une vision réaliste et rationnelle qui préserve l’équilibre macro-financier de l’Etat, le président de la République aura prouvé, une fois de plus, tout l’intérêt qu’il accorde à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, notamment les couches sociales les plus défavorisées.

Il s’agit d’une vision prévoyant un allègement des charges inhérentes aux mesures prises par le gouvernement avec pour objectif de préserver le pouvoir d’achat et les acquis sociaux décidés par l’Etat en faveur des citoyens.

T. Benslimane

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