Commerce de troc:  « La réglementation actuelle sera révisée »  annonce Djellab

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 Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a affirmé  que son département ministériel s’attelait à réviser la  réglementation actuelle régissant le commerce de troc afin de conférer  davantage d’efficacité et de rendement à l’économie nationale.

Répondant aux questions orales lors d’une séance plénière à l’Assemblée  populaire nationale (APN), M. Djellab a affirmé que la révision de la  réglementation actuelle régissant le commerce de troc passera par la  modification de l’arrêté interministériel et l’introduction de nouveaux  articles relatifs au commerce de troc et ce afin de répondre aux  revendications des acteurs dans ce domaine. Cet amendement permettra d’instaurer un équilibre aux échanges commerciaux  relatifs au troc de manière à les rendre plus rentables, a-t-il souligné. M. Djellab a fait savoir qu’il a été procédé à la création d’un groupe de  travail conjoint au niveau du ministère du Commerce comprenant plusieurs  secteurs, à savoir le commerce, l’intérieur, l’agriculture, le tourisme,  les douanes et la Banque d’Algérie, soulignant que plusieurs rencontres  avaient été organisées au siège du ministère du Commerce pour la prise en  charge des préoccupations des habitants des régions du sud, des régions  frontalières et de leur autorités locales, ainsi que pour l’examen des  propositions devant réactiver le commerce de troc dans les zones  frontalières. Parmi ces propositions, le ministre a cité la révision de la liste des  produits concernés par le troc, l’intensification des entrées et sorties du  territoire à travers les frontières, l’introduction de la Mauritanie dans  la liste des pays limitrophes concernés par le commerce de troc, en plus du  Niger et du Mali, et ce suite à l’ouverture du poste frontalier avec la  Mauritanie. Il a été suggéré, en outre, l’introduction d’un nouvel amendement de la  loi régissant le déroulement des grandes manifestations économiques à  l’image d' »Assihar » et d' »El Mouggar », a-t-il dit. M. Djellab a fait savoir que son secteur s’attelait actuellement à  l’examen des méthodes permettant un encadrement exemplaire des opérations  d’octroi de registres de commerce pour la vente en gros dans les régions  frontalières et ce afin de promouvoir le commerce de troc en particulier et  les exportations hors hydrocarbures vers les pays limitrophes en général. Il a révélé, par ailleurs, que son secteur s’attelait à l’organisation du  séminaire d' »Assihar » dans la wilaya de Tamanrasset avec des opérateurs  économiques algériens venus de l’ensemble des wilayas du sud et des  opérateurs nigérians et maliens, lequel est prévue pour le début du mois de  mars prochain. A une question sur les résultats des analyses de laboratoires sur le  complément alimentaire « RHB » non révélés par le ministère du Commerce, M.  Djellab a expliqué que les compléments alimentaires ne requerraient aucune  autorisation du ministère du Commerce pour leur fabrication, importation ou  commercialisation. Ils sont soumis à une règlementation régissant  l’activité commerciale des produits alimentaires, à savoir le contrôle et  la protection du consommateur, a-t-il souligné. Il a rappelé que le ministère de la Santé avait classé ce produit en tant  que « complément alimentaire » et non « médicament pour les diabétiques »,  indiquant que son département avait retiré, temporairement, ce produit de  la chaine de consommation afin de finaliser l’enquête.  Les résultats des analyses ont révélé qu’il était non conforme à la loi en  vigueur concernant ce type de produits alimentaires, a souligné M. Djellab,  précisant que sur le plan procédural, cette affaire a été présentée devant  le Conseil d’Etat qui ne l’a toujours pas tranchée.  A une autre question sur l’éventuel transfert du registre de commerce  d’une personne physique à une personne morale, le ministre a expliqué que  le code de commerce algérien distinguait entre ces deux types, étant  complètement indépendants l’un de l’autre, d’autant que chacune des  personnes est soumise à ses propres procédures et conditions lors des  transactions commerciales ou au moment de retirer l’extrait du registre de  commerce. Plus explicite, M. Djellab a fait savoir que « la personne physique n’est  soumise, lors de l’exercice de son activité commerciale, à aucune condition  spécifique, à l’instar du siège social, du capital et de la dénomination.  Il suffit que la personne exprime sa volonté d’exercer un commerce et de  présenter un dossier auprès des services du registre de commerce pour en  bénéficier », a-t-il ajouté. Quant à la personne morale, poursuit le ministre, il est impératif que le  demandeur réunisse certaines conditions relatives à sa nature, en tant que  société, en passant par la dénomination de son entreprise, l’élaboration  des statuts et leur publication dans le Bulletin officiel des annonces  légales. La personne morale poursuivra après les procédures d’inscription  sur le registre de commerce.

M.M