L’Algérie et la Serbie affichent leur volonté commune de franchir un nouveau cap dans leurs relations économiques, avec l’ambition d’intensifier les échanges commerciaux et d’élargir les partenariats d’investissement. C’est le message central porté mardi à Alger par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, à l’occasion de ses entretiens avec son homologue serbe, Duro Macut, en visite officielle dans la capitale.
Lors de cette rencontre tenue au Palais du Gouvernement, le chef de l’Exécutif a souligné que le volume actuel des échanges entre les deux pays reste « en-deçà de leurs capacités économiques », appelant à exploiter pleinement les potentialités offertes de part et d’autre pour bâtir des partenariats mutuellement bénéfiques et durables. Sifi Ghrieb a mis en avant les réformes économiques engagées en Algérie sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui ont permis d’améliorer le climat des affaires et de stimuler les investissements. Il a rappelé les facilitations introduites par la loi sur l’investissement de 2022, offrant des garanties accrues aux investisseurs, ainsi qu’un cadre institutionnel modernisé destiné à accompagner les porteurs de projets à toutes les étapes de réalisation. Dans cette dynamique, le Premier ministre a évoqué le rôle central de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) et du Guichet unique dédié aux grands projets et aux investissements étrangers, dispositifs conçus pour simplifier les démarches, réduire les délais et optimiser les coûts pour les investisseurs. Insistant sur la nécessité de renforcer les contacts entre les milieux d’affaires des deux pays, il a invité la partie serbe à tirer parti de la dynamique positive qui caractérise les relations bilatérales, afin de saisir les opportunités qu’offre le marché algérien, notamment dans les domaines économique et de l’investissement. Le chef du gouvernement a également mis en exergue les atouts compétitifs de l’Algérie, notamment sa position géographique stratégique, la qualité de ses infrastructures et son appartenance à plusieurs espaces de libre-échange. Autant de facteurs qui ouvrent des perspectives importantes pour le développement de partenariats orientés vers le continent africain, dans un contexte marqué par les mutations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Revenant sur la visite de son homologue serbe, Sifi Ghrieb a souligné qu’elle traduit une volonté commune de consolider les relations bilatérales, tout en offrant une opportunité de renforcer la concertation et la coordination sur les questions d’intérêt commun. Le Premier ministre a, en outre, rappelé la profondeur historique des relations entre les deux pays, fondées sur la confiance et le respect mutuel, hérités notamment du soutien apporté par l’ex-Yougoslavie à la Révolution algérienne, en étant le premier pays européen à reconnaître le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Un héritage qu’il a qualifié de « capital politique » à valoriser pour hisser la coopération économique et commerciale au niveau des relations politiques. Sur le plan international, les deux parties ont également affiché une convergence de vues quant à l’importance du respect du droit international et de la légalité internationale, appelant à renforcer la coordination bilatérale et multilatérale face aux défis globaux, en faveur de la paix, de la stabilité et du développement. De son côté, le Premier ministre serbe, Duro Macut, a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre et d’intensifier la coopération avec l’Algérie, soulignant l’importance stratégique accordée à cette relation. Il a plaidé pour l’activation des mécanismes bilatéraux, notamment la Commission mixte de coopération, afin de concrétiser les projets et programmes convenus et d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat, en particulier dans les domaines économique et commercial. Cette rencontre confirme ainsi une ambition partagée : transformer une relation historique solide en un partenariat économique structurant, capable de répondre aux enjeux actuels et de s’inscrire dans une dynamique de croissance et d’ouverture sur de nouveaux marchés.
T. Benslimane






