Cap sur le financement des startups: « Algeria Disrupt » mobilise les dispositifs publics au service des jeunes entrepreneurs

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L’Université « Djillali Liabès » de Sidi Bel-Abbès a accueilli, jeudi soir, les travaux de la rencontre « Algeria Disrupt » dédiée aux wilayas de l’Ouest, inaugurée par le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah.

L’événement a été marqué par l’organisation d’ateliers pratiques consacrés aux mécanismes de financement et d’accompagnement des porteurs de projets, des dirigeants de startups et des micro-entreprises. La directrice générale de l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM), Souad Bendjemil, a mis en avant les efforts de son organisme pour faciliter l’accès au financement des petits projets. Elle a souligné la simplification des procédures et l’accompagnement assuré avant et après le lancement des activités, rappelant que le microcrédit constitue un levier efficace d’insertion économique et d’autonomisation des jeunes et des femmes.

De son côté, le directeur général de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE), Bilal Achacha, a insisté sur l’importance de l’orientation, de la formation et du suivi technique des porteurs de projets. Il a affirmé que l’objectif est de bâtir des entreprises durables, capables de s’imposer sur le marché, grâce à un traitement accéléré des dossiers et à un accompagnement structuré. Le directeur général du Fonds de financement des startups, Anis Rahabi, a présenté les mécanismes spécifiques dédiés aux projets innovants à forte valeur ajoutée. Il a précisé que l’appui ne se limite pas à un financement financier, mais inclut également une évaluation stratégique et un accompagnement visant à assurer la croissance et l’expansion des jeunes entreprises.

Dans le même esprit, Ilyes Abdoune, directeur général de l’Entreprise nationale de promotion et de gestion des structures d’appui aux startups, a mis en lumière le rôle central des incubateurs et des accélérateurs dans la transformation des idées en projets viables. Il a souligné que le déploiement de ces structures à travers les wilayas traduit la volonté de l’État de consolider un écosystème intégré d’appui à l’innovation. Le directeur des startups et des structures d’appui au ministère, Chamseddine Bamoussat, a indiqué que le secteur œuvre à coordonner les efforts des différents acteurs, avec un accent particulier sur la numérisation des procédures pour simplifier le parcours administratif des jeunes entrepreneurs. Par ailleurs, Khaled Sidhoum, chargé du statut d’auto-entrepreneur, a présenté les avantages de ce régime, qui permet d’exercer une activité dans un cadre légal simplifié, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux et sociaux. La rencontre a également mis en avant le Prix du président de la République du meilleur projet innovant, considéré comme l’un des principaux leviers de promotion de la culture entrepreneuriale.

Ce prix vise à encourager les jeunes talents à développer des projets à forte valeur ajoutée, capables de contribuer à la diversification de l’économie nationale et à la transition vers une économie fondée sur la connaissance. Les intervenants ont souligné que ce dispositif offre aux lauréats des opportunités accrues en matière de financement, d’accompagnement et d’orientation, traduisant l’engagement des hautes autorités à faire de l’innovation un pilier du développement durable. À travers ces ateliers, « Algeria Disrupt » a constitué un espace de dialogue direct entre responsables et porteurs de projets, avec des explications concrètes sur les conditions d’accès aux différents dispositifs, confirmant la volonté de renforcer la culture de l’initiative et de bâtir un environnement plus flexible et favorable aux startups et aux micro-entreprises.

Malik C

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