CAN 2025: Les Verts soldent leur compte avec le passé

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Beaucoup de promesses et d’espoir à l’issue du deuxième match de l’équipe nationale à la CAN soldé par une deuxième victoire sur une coriace équipe du Burkina Faso (1 – 0).

Les Verts ont déjà effacé leurs piètres prestations des deux dernières éditions de la Coupe d’Afrique des nations, au cours desquelles ils n’ont pas pu franchir le premier tour. Cette fois, ils sont déjà assurés de disputer les huitièmes de finale avec à la clé la première place de leur groupe, alors qu’ils n’ont pas encore joué la troisième journée de la phase des poules, programmée ce mercredi (17h), contre la Guinée-Equatoriale. L’Algérie est le troisième pays à se qualifier au deuxième tour, après l’Egypte et le Nigeria. Mais au-delà de la qualification, c’est la manière avec laquelle celle-ci a été obtenue qui fait énormément plaisir et nous rassure au passage pour la suite de la compétition, mais aussi pour la Coupe du monde prévue cet été sur le continent américain. L’équipe nationale a visiblement soldé son compte avec un passé récent mouvementé et tourmenté avec notamment la naissance d’un nouveau groupe dans lequel brillent déjà des perles nommées Maza, Amoura, Boudaoui ou encore Hadjam, guidées par les vieux briscards Mahrez, Bounedjah et Bensebaini. « Il y a un nouveau coach, de nouveaux joueurs, une nouvelle équipe et une nouvelle dynamique. Nous ne voulons plus trop parler du passé », a rappelé Petkovic. Une manière de marquer son territoire et que tout le monde tourne enfin la page de Belmadi. Même s’il n’a pas que des fervents admirateurs, le technicien suisse a prouvé qu’il est un fin tacticien capable de changer de système de jeu au cours d’un match pour s’adapter à celui de l’adversaire. Il l’a montré face au Burkina Faso, ce dimanche, notamment lors de la sortie précoce de Hadjam sur blessure en première période. Il a su ensuite mettre les attaquants burkinabés sous l’éteignoir pour conserver le petit avantage d’un but de son équipe. Son coaching a séduit plus d’un.  « Même en difficulté, nous avons su souffrir et, après la seconde mi-temps, nous avons très bien joué avec plusieurs occasions de marquer. Il a peut-être juste manqué quelque chose dans le dernier geste pour finir encore mieux. Quoi qu’il en soit, je suis très content de la victoire », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre contre le Burkina Faso. Petkovic a osé faire sortir Mahrez à la 60’ et le remplacer par un défenseur axial, Belaid, pour revenir à une défense à trois. C’est à partir de là, que son équipe a créé de nombreuses opportunités de scorer, hélas toutes ratées.  Par ailleurs, son groupe a été solidaire et résilient tout au long de la partie, le seul bémol est d’avoir gâché ces occasions nettes pour « tuer » le match. Mais la prestation des Verts est globalement à saluer particulièrement celle de Boudaoui et de Maza, élu logiquement, homme du match. Malheureusement dans ce genre de joutes dures et acharnés, on laisse souvent quelques plumes sur le terrain. C’est parfois le prix à payer, le revers de la médaille. Deux de ses « soldats » émérites sont sortis sur blessure. Victime d’une déchirure, il y a de fortes chances que Chergui ne soit plus disponible jusqu’à la fin du tournoi. En revanche, Hadjam, touché à la cheville, pourrait être récupéré pour le deuxième tour. Il faut savoir que l’Algérie disputera son huitième de finale le mardi 6 janvier à 17h, face au deuxième du groupe D, qui sera soit le Sénégal, soit la RD Congo. Un dur morceau au menu. Mais les Algériens ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. « Maintenant, nous devons nous concentrer sur le reste de notre parcours dans cette compétition, car chaque match sera plus difficile que le précédent », a précisé le coach national ne cachant pas son ambition d’aller au bout. Ali Nezlioui     

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