Qui dit fin d’année, dit récompenses pour les joueurs, mais aussi pour les sélections qui se sont illustrées tout au long de la saison.
Une tradition qui s’est ancrée dans les mœurs footballistiques, même si ce genre de distinctions demeure plus ou moins subjectif, car souvent sujette à des interprétations diverses ne faisant pas forcément l’unanimité. N’empêche, elles ont le mérite d’exister pour égayer un peu les soirées hivernales dans des salles et salons capitonnés, loin du rectangle vert. Pour une fois, le football algérien est bien représenté parmi les nominés et dans plusieurs catégories sur le plan africain. Notamment dans les CAF Awards, certainement la plus grande récompense à l’échelle continentale. Ainsi, Riyad Mahrez est retenu pour le titre du Meilleur joueur africain en compagnie des deux stars de Liverpool Mohamed Salah et Sadio Mané. Djamel Belmadi est également cité pour le titre du Meilleur coach de l’année en concurrence avec le sélectionneur du Sénégal Aliou Cissé et le Tunisien Moaïne Chaâbani, vainqueur de la Ligue des champions avec l’ES Tunis. Youcef Belaïli, quant à lui, est en lice pour le prix du Meilleur joueur interclubs de la CAF. Enfin, les Verts sont nominés dans la catégorie des meilleures sélections africaines avec le Sénégal et l’invité surprise, Madagascar. Tout ce beau monde a été sélectionné «à la suite des votes d’une commission technique et de développement de la CAF et d’un panel d’experts des médias», précise la CAF dans un communiqué publié sur son site. Reste à savoir quelles sont les chances des Algériens nominés d’être sacrés lors de La cérémonie des CAF Awards qui aura lieu le mardi 7 janvier 2020 à Hurghada (Egypte)? Pour Mahrez, ce sera difficile pour lui d’aller chercher le prix, car la concurrence est rude avec Mané et Salah qui ont grandement contribué dans le sacre de leur équipe Liverpool en Ligue des champions. Certes, Mahrez a remporté la CAN, mais son statut de remplaçant de luxe à Manchester City risque de jouer en défaveur. Mais en valeur intrinsèque, l’ailier de l’équipe nationale n’a rien à envier à ses deux concurrents. Ça va être serré dans les votes, même si, il faut le reconnaitre, Mané part avec un léger avantage. Mais sait-on jamais. En revanche, Djamel Belmadi est le plus indiqué pour rafler la mise dans la catégorie des meilleurs entraineurs. On voit mal comment Cissé et Chaâbani puissent lui ravir le titre. Ce qu’a accompli Belmadi avec les Verts est une véritable prouesse. A son arrivée, l’équipe se débattait dans des problèmes inextricables, ne présentant aucun fond de jeu et doutait d’elle-même. Le coach algérien est parvenu en un laps de temps très court, à la transformer en une machine à gagner, forçant l’admiration et la reconnaissance du monde du football. Le couronnement africain en Egypte est venu récompenser son immense travail en amont. Il a prouvé aussi qu’il est un véritable meneur d’hommes. Pour toutes ces raisons, le titre de Meilleur coach de l’année ne doit pas lui échapper. Une distinction qui devrait également revenir à l’équipe nationale dans la rubrique des meilleures sélections. Les Verts ont réalisé une année 2019 exceptionnelle et inattendue pour de nombreux observateurs. Elle a surtout remporté la CAN, après 29 ans de disette. Largement suffisant pour être en tête des suffrages. Du moins logiquement. L’on s’attend donc à une razzia des algériens lors de cette cérémonie. A moins que…
Ali Nezlioui






