Après six journées disputées en championnat, une hiérarchie se dégage déjà avec une tendance vers l’amélioration du niveau, après un début poussif pour ne pas dire médiocre. Certains clubs affichent clairement leurs intentions de jouer les premiers rôles en visant le podium.
L’on pense notamment au champion sortant, le CRB, son dauphin le MCA et l’ESS qui occupe actuellement le fauteuil de leader. Le bilan des Sétifiens est parlant avec cinq victoires dont trois acquises à l’extérieur et un seul nul concédé. Le CRB qui compte deux matches en moins, peut rejoindre l’Entente à la première place à condition de remporter ses deux rencontres en retard. Le Mouloudia peut également prétendre au fauteuil de leader s’il remporte son match en moins.
Du coup, l’on pourrait se retrouver avec un trio de tête qui devrait se disputer le titre cette saison, même si il est un peu tôt pour se prononcer sur le sujet. N’empêche ces trois équipes donnent l’impression en ce début du championnat d’être au-dessus du lot. Il reste à le confirmer au fil des journées, sachant que l’ESS, le MCA et le CRB sont également engagées sur plusieurs tableaux, cette année. La multiplication des matches pourrait en effet leur jouer des mauvais tours. Un paramètre dont il faudra tenir compte et qui risque de fausser les calculs. Au cours d’un championnat, il y a forcément des hauts et des bas, sachant que c’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens. D’autant qu’il y a d’autres équipes qui peuvent venir se mêler à la course. La JS Saoura est en effet un sérieux outsider qui avance cachée et dont le rêve est de coiffer tout le monde au poteau. Les gars de Béchar sont toujours invaincus et comptent un match en moins. Ils restent à l’affût et n’ont aucune pression à supporter pour le moment. C’est un avantage indéniable par rapport à leurs concurrents. Dans le chapitre des déceptions, tous les yeux se braquent sur l’USMA qui réalise l’une de ses plus mauvais débuts de saison depuis longtemps. Une crise de résultats qui a failli tout emporter sur son passage. Finalement, les dirigeants ont fait preuve de sagesse en maintenant à son poste le directeur sportif, Antar Yahia. Ce dernier dont la situation est toujours précaire, doit trouver les solutions pour remonter la pente. Certains se demandent s’il n’est pas déjà trop tard. En tout cas, ça s’annonce compliqué pour les Usmistes de jouer les premiers rôles, cette année. Gageons que la première victoire enregistrée aux dépens du NAHD, va relancer la machine. Le NAHD justement où rien ne va plus. L’entraîneur Nadir Leknaoui a été contraint à la démission à l’issue de la défaite concédée à domicile face à l’ESS. Le Nasria, malgré, un bon investissement durant l’intersaison, réalise un début de championnat catastrophique, avec seulement trois points au compteur.
La JSK, pour sa part, est mieux lotie, même si son coach Bouzidi se plaint du manque de moyens. Il menace à son tour de quitter le club. Les Canaris ne sont plus ce qu’ils étaient. C’est une réalité que ses milliers de fans doivent accepter. En somme, malgré le huis clos et la menace pandémique, le championnat revêt un certain intérêt et un petit regain populaire qui, l’on espère, va aller crescendo, surtout si la compétition est animée, comme elle l’a été lors des dernières journées.
Ali Nezlioui






