Challenge Rocketry – Algérie: Qualification de 3 clubs universitaires au Spaceport America cap 2020

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L’édition 2019 de la Compétition interuniversitaire algérienne en aéronautique «Rocketry», abritée 2 jours durant, par l’Université Saâd-Dahleb de Blida, a été couronnée par la qualification de trois clubs universitaires nationaux au Spaceport America cap 2020, prévu en juin prochain aux États-Unis.

L’annonce des trois lauréats de cette 3e édition du genre, soit respectivement les clubs de l’École nationale polytechnique d’El Harrach (Alger), de l’Université Saàd-Dahleb de Blida, et de l’Université de Sidi Bel-Abbès, a été faite à l’occasion d’une cérémonie organisée dans la soirée de ce mardi. Les étudiants lauréats se sont dit particulièrement «enthousiastes et heureux» à l’idée de prendre part, à ce «Concours international, qui réunira les meilleurs spécialistes du domaine de toute la planète». Selon le promoteur de l’idée de cette compétition nationale, l’aéronauticien algérien Abdelkader Kherrat, résidant au Canada, les clubs lauréats «seront automatiquement qualifiés au Spaceport America cap, prévu en juin 2020 aux États-Unis, tout en ayant l’opportunité d’expérimenter leurs projets», du fait, a-t-il dit «de l’impossibilité de la réalisation de ce type d’expérience en Algérie, faute d’autorisation de la part des parties concernées», a-t-il fait savoir. Le jury de la compétition, englobant, pour la première fois depuis le lancement de ce Challenge en 2017, des représentants de l’Agence spatiale algérienne d’Oran, s’est félicité «du haut niveau», des projets présentés par les étudiants participants. «Contrairement à la précédente édition, nous avons trouvé des difficultés pour désigner les trois premiers lauréats, eu égard au haut niveau des projets présentés», a indiqué l’un des membres du jury, le Docteur Ali Younessadj, spécialiste en génie mécanique. Le représentant de l’Agence spatiale algérienne, Ahmed Laïli, a également loué le «niveau des étudiants participants», les habilitant a-t-il assuré, «à prendre part à des concours internationaux», tout en se félicitant du choix de la «langue anglaise» privilégié par de nombreux clubs dans la présentation de leurs projets. «La maîtrise de la langue anglaise fait partie des -éléments clés- habilitant l’étudiant à participer à des Concours internationaux, tout en lui permettant d’être informé de toutes les nouveautés dans le domaine, qui sont généralement éditées en anglais», a-t-il soutenu. Les étudiants participants à ce Challenge national ont eu l’opportunité, 2 jours durant, de présenter leurs projets de fusées, réalisés en conformité, avec les nouvelles règles (relatives à la portée des fusées) qui ont été adaptées aux requis de la compétition des USA, soit 10 000 pieds (équivalent de 3 km) ou 30 000 pieds (9 km). L’autre condition requise est la conception d’un système de déploiement des panneaux solaires du nano-satellite, avec l’élaboration du détail du concept des moteurs hybrides avec une maquette. Selon ses organisateurs, ce challenge a constitué un «espace de formation et d’échanges pour l’étudiant, pour apprendre à travailler dans un groupe multidisciplinaire et à appliquer des cours théoriques avec un brin d’innovation personnelle». Ce concours, organisé par l’Institut d’aéronautique et des études spatiales de Blida, a enregistré une «hausse notable», dans le nombre des participants, comparativement aux deux précédentes éditions, ayant vu la participation de pas plus d’une quarantaine d’étudiants, dont le nombre est passé à plus de 200 (représentant 12 Universités et Écoles nationales), durant la présente édition.

  Benadel M. /Ag.