Alger tranche sur la question de l’anglais à l’université: «Seules quelques spécialités et les classes doctorales sont concernées par cette mesure», affirme Tayeb Bouzid

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Tayeb Bouzid, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’est exprimé, ce jeudi 1 août, sur la question de remplacement du français par l’anglais dans les universités algériennes. Le ministre a déclaré qu’« il n’est pas question de substituer l’anglais au français ».

L’Algérie n’envisage pas de substituer l’anglais au français dans ses universités, a affirmé le ministre algérien de l’Enseignement supérieur, précisant que «seules quelques spécialités et les classes doctorales sont concernées par cette mesure». Le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Tayeb Bouzid, a mis un terme à la polémique qui enflait depuis quelque temps, suscitée par sa décision d’introduire l’anglais dans les universités. «Il n’est pas question de le substituer au français», a-t-il affirmé en marge d’une conférence tenue au siège de son ministère. «Il n’est pas question de substituer l’anglais au français, mais plutôt de renforcer l’enseignement de cette langue dans l’Université algérienne, à plus forte raison que la recherche scientifique se fait en anglais», a-t-il soutenu, précisant que «seules quelques spécialités et les classes doctorales sont concernées par cette mesure». Selon le ministre, le renforcement de l’anglais vise à donner une meilleure visibilité aux chercheurs algériens, et à reclasser l’Université algérienne à l’échelle internationale. Ainsi, M.Bouzid a ajouté que la mesure avait également pour but de faciliter aux étudiants étrangers anglophones la poursuite de leur cursus universitaire en Algérie. Pour rappel, depuis 1962, le français est la langue dominante dans les universités algériennes concernant l’enseignement et la recherche dans les filières scientifiques et technologiques.

Yasmine.D