La journée de la Terre est une date retenue par les Palestiniens en souvenir des sacrifices faits au nom de la défense de leurs terres. A cette occasion qui coincide cette année avec le 43e anniversaire de la Journée de la terre, le président palestinien Mahmoud Abbas a réaffirmé samedi qu' »un Etat palestinien libre et indépendant avec El Qods -Est pour capitale est inéluctable ».
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle WAFA à l’occasion du 43e anniversaire de la Journée de la terre, il a ainsi souligné : « Les souffrances de notre peuple ces 100 dernières années et les énormes sacrifices consentis par ce grand peuple ne demeureront pas vains ». Abbas a salué la mémoire de ceux morts ces dernières années à l’occasion de la commémoration de cette journée particulière et de tous ceux morts pour la Palestine en général, ainsi que les blessés et les emprisonnés.
Les Palestiniens marquent à Ghaza le 1er anniversaire des « Marches du retour »
Des dizaines de milliers de Palestiniens devraient se rassembler hier dans la bande de Ghaza pour marquer le premier anniversaire des « Marches du retour », mobilisation qui a fortement contribué à de vives tensions depuis le 30 mars 2018. Les organisateurs de la manifestation ont appelé à laisser tomber toute autre activité samedi. Ils ont aussi à manifester pacifiquement. Pour sa part, Ismaïl Haniyeh, le chef du mouvement Hamas qui contrôle Ghaza depuis 2007 parle de « manifestation d’un million » de personnes. Dans le même contexte, l’ONU a appelé à éviter une effusion de sang. Le coordinateur de l’ONU pour les affaires humanitaires dans les territoires palestiniens, Jamie McGoldrick, a estimé que « la priorité est de préserver les vies et chacun doit agir en ce sens ».
Palestiniens et défenseurs des droits humains accusent Israël d’usage excessif de la force
Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Ghazaouis participent toutes les semaines à ces manifestations. Ils réclament outre la levée du blocus israélien imposé à Ghaza depuis 2006; le droit de revenir sur les terres qu’eux-mêmes ou leurs parents ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d’Israël en 1948. Au moins 258 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, la grande majorité le long de la frontière, depuis cette date. La protestation a culminé le 14 mai 2018 avec la mort d’un moins 62 Palestiniens sous les balles israéliennes à Ghaza, le jour de l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à El-Qods occupée. Ailleurs dans les Territoires occupés, les Palestiniens sont appelés samedi à prendre part à la « Journée de la terre », hommage annuel à six Arabes israéliens tués en 1976 lors de manifestations contre la confiscation de terres par Israël.
A.S






