Restitution des archives de guerre détenues par la France: Les  négociations sensibles et complexes »

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 Les négociations engagées par l’Algérie pour la  restitution de ses archives détenues par la partie française « sont très  sensibles, complexes et demandent du temps et des spécialistes », a affirmé,  jeudi à Bouira, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni.

« Pour ce qui est de ce dossier, des commissions mixtes travaillent  lentement mais sûrement parce que les négociations sont très sensibles et  complexes et elles demandent du temps et des spécialistes », a expliqué M.  Zitouni lors d’un point de presse tenu en marge de sa visite dans la  wilaya. A une question de l’APS relative à l’indemnisation des victimes des essais  nucléaires français dans le sud algérien, M. Zitouni a rappelé l’existence  de commissions mixtes qui, a-t-il précisé, « y travaillent et les  négociations sont en cours ». « La partie française nous a proposé d’appliquer ce qu’ils appellent en  France la loi Morin, mais le ministère des Moudjahidine et la commission  mixte du ministère des Affaires étrangères algérien ont rejeté cette  proposition, et leur ont présenté d’autres qui vont être examinées par la  partie française », a-t-il ajouté. Le ministre est revenu sur la question de préservation de la mémoire  révolutionnaire nationale grâce à la collecte de témoignages de tous ceux  qui avaient vécu l’époque évolutionnaire. A ce propos, M. Zitouni a fait savoir que, selon l’évaluation faite  jusqu4au mois de décembre 2017, « le ministère des Moudjahidine a recueilli  plus de 26000 heures de témoignages de moudjahidine et de moudjahidate,  ainsi que de mounadiline (militants) et d’anciens officiers de l’Armée de  libération nationale (ALN) ». « Le ministère des Moudjahidine a recensé aussi plus de 30 000 moudjahidine  et moudjahidate », a-t-il fait savoir, tout en précisant que l’opération (de  recensement) se poursuit ». « Ces 26000 heures de témoignage ont été préservées dans des CD et sont  actuellement exploitées par des étudiants, chercheurs et des historiens  pour la préservation de la mémoire révolutionnaire nationale », a expliqué  M. Zitouni à la presse. Le ministre avait procédé, dans la matinée, au dépôt d’une gerbe de fleur  au carré des martyrs de la wilaya, à la récitation de la Fatiha du Livre  saint à la mémoire des chouhada de la guerre de libération nationale.  M. Zitouni a animé, au terme de sa visite, une émission spéciale à la  radio locale de Bouira, où il a mis l’accent sur l’importance, pour les  générations montantes, de préserver l’histoire et le passé révolutionnaire,  lesquels, a-t-il dit, « demeurent l’identité de tous les Algériens ».

Azeb M