Les Africains doivent trouver leurs propres solutions à leurs problèmes, dont celui de l’immigration, en investissant notamment dans « l’humain » et en privilégiant le partenariat entre les gouvernants et les sociétés civiles, a plaidé, lundi à Alger, le président d’honneur de l’Association internationale Soufi-Allaouia, Khaled Bentounès.
« Les Africains doivent trouver leurs propres solutions à leurs problèmes, en ayant confiance en eux-mêmes, dans le respect des uns et des autres et en cessant de tendre la main aux autres », a préconisé Khaled Bentounès, à l’ouverture des travaux de la 2ème conférence internationale des ONG africaines, membres du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc). Tout en relevant que les solutions du continent peuvent être trouvées « avec l’aide des autres« , l’intervenant a recommandé aux Africains d’ »investir dans l’humain« , à travers l’éducation en premier lieu, et dans le développement socio-économique, considérant que seule la dimension humaine est en mesure de leur donner « la dignité« . Khaled Bentounès, par ailleurs, Guide de la Tariqua Allaouia, a insisté sur les potentialités humaines et autres ressources matérielles dont regorge l’Afrique, la qualifiant de « réservoir en main d’œuvre » . Un continent, a-t-il déploré, néanmoins « si riche et si pauvre », car de tout temps « exploité » et pour n’avoir pas « su trouver en lui » les solutions à ses problèmes. Qualifiant de « saignée » l’exode des compétences africaines vers les pays développés, où ils exercent en tant que cadres de haut niveau, il a regretté que l’Afrique n’ait pas su « garder ses enfants« , et plaidé, à ce propos, pour des « solutions internes » afin d’empêcher d’autres fuites de cerveaux à partir de ce continent. Appelant à une « autre vision de développement » pour l’Afrique, l’orateur a proposé, en outre, un développement du continent par « un retour aux valeurs de médiation, d’entraide, de solidarité et de complémentarité », soit, a-t-il explicité, un développement « en horizontal« . « Le moment est venu pour travailler en partenariat entre les gouvernants et les sociétés civiles, car tant que les Africains pensent que les décisions ne viennent que du sommet, ils demeurent bloqués », a-t-il détaillé, avant de rappeler que c’est sous l’impulsion de l’ONG qu’il préside, et avec le soutien de l’Algérie, que l’Organisation des Nations unies (ONU) a institué, le 16 mai de chaque année, Journée internationale du « Vivre–ensemble en paix ».
A.F






