Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a supervisé le lancement officiel du dispositif national de gouvernance des données, qualifié de réalisation structurante dans le processus de transformation numérique de l’Algérie. L’événement, organisé sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, marque l’entrée en service d’un système institué par le décret présidentiel n°25-350 du 30 décembre 2025.
Dans son allocution, le Premier ministre a souligné que ce dispositif repose sur un modèle souverain garantissant le contrôle, l’organisation, la protection et l’orientation de l’exploitation des données, considérées désormais comme une ressource stratégique fondamentale, au même titre que la terre, l’eau ou l’énergie. Il a affirmé que la gouvernance des données constitue un pilier essentiel pour la construction d’un État moderne, innovant et capable d’anticiper les défis futurs. M. Ghrieb a expliqué que la mise en service de ce système traduit la volonté de l’État de passer d’une gouvernance administrative traditionnelle, fondée sur le papier et le numérique fragmenté, vers une gouvernance numérique intégrée, axée sur les données. Selon lui, l’activation progressive des composantes du dispositif illustre la solidité de la coordination institutionnelle et la cohérence du parcours de transformation numérique engagé par l’Algérie, conformément aux orientations des hautes autorités du pays. Le Premier ministre a insisté sur le fait que les données relèvent pleinement de la souveraineté de l’État, en raison de leur rôle central dans l’élaboration des politiques publiques, l’amélioration de l’efficacité de l’action gouvernementale et le renforcement de la confiance des citoyens et des acteurs économiques. À ce titre, le dispositif national vise à encadrer les conditions de production, d’échange et d’utilisation des données de manière sécurisée, responsable et transparente. Sur le plan national, M. Ghrieb a indiqué que le système de gouvernance des données constitue un levier déterminant pour la souveraineté numérique, la sécurité de l’information et la fiabilité des données publiques. Il permet, selon lui, d’améliorer la qualité de la décision publique et de fournir les bases cognitives nécessaires à la réussite des réformes structurelles, en s’appuyant sur des données précises et fiables, dans un cadre respectant les principes de sécurité, de transparence et de confiance. Le chef du Gouvernement a également mis en avant la dimension économique du dispositif, soulignant son rôle dans l’attractivité des investissements et le développement de l’économie numérique. En offrant un cadre juridique et institutionnel clair pour la gouvernance des données, le système renforce la confiance des investisseurs nationaux et internationaux, favorise l’innovation, soutient l’émergence de nouveaux modèles économiques numériques et accélère la création de valeur ajoutée fondée sur les données. Dans ce contexte, le Premier ministre a accordé une attention particulière au rôle du dispositif dans le développement de l’intelligence artificielle. Il a précisé que la disponibilité de données structurées, fiables et exploitables constitue une condition essentielle pour la conception et l’entraînement de modèles intelligents performants, tout en respectant strictement les exigences de cybersécurité, les principes éthiques et la protection des données à caractère personnel. Sur le plan international, M. Ghrieb a souligné que ce dispositif permet à l’Algérie de s’aligner sur les normes et pratiques internationales en matière de gouvernance des données, renforçant ainsi la coopération transfrontalière et la position du pays en tant que partenaire numérique crédible et fiable. Il a rappelé que les cadres efficaces de gouvernance des données contribuent à améliorer la compétitivité des États, la confiance des investisseurs et la qualité des politiques publiques. Le Premier ministre a affirmé que la mise en place du dispositif national de gouvernance des données ne constitue pas une option technique conjoncturelle, mais bien un choix souverain et stratégique, destiné à soutenir le développement durable, la transparence, la compétitivité numérique et la crédibilité économique de l’Algérie à l’échelle internationale. En annonçant officiellement l’entrée en service du dispositif, M. Sifi Ghrieb a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des secteurs, institutions et parties prenantes, afin d’assurer la réussite de ce modèle national. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination intersectorielle et de poursuivre le développement du système en étroite collaboration avec le Haut-commissariat à la numérisation, dans l’objectif de positionner l’Algérie parmi les pays leaders en matière de gouvernance des données.
Nora Mohammedi






