Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, a supervisé, lundi 9 février 2026 à Dar El-Imam, à Mohammadia, les travaux d’un colloque national placé sous le thème : « La conjugaison des efforts institutionnels pour une exploitation optimale du mois de Ramadan dans la construction de l’individu et de la société ».
Cette rencontre s’est tenue en présence du ministre de la Communication, Zouheir Bouamama, et de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, ainsi que de nombreux représentants d’institutions publiques et d’organismes nationaux. Dans son intervention, le ministre des Affaires religieuses a mis en avant l’importance du mois de Ramadan en tant que moment clé de renforcement des valeurs spirituelles, morales et sociales. Il a souligné la nécessité d’une action institutionnelle coordonnée afin de faire de ce mois un levier de construction de l’individu et de consolidation de la cohésion sociale, à travers la promotion des valeurs de solidarité, de responsabilité et de modération. Le colloque a réuni des représentants de plusieurs secteurs, notamment les ministères du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, de l’Environnement et de la Qualité de la vie, ainsi que la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. Ont également pris part aux travaux la Délégation nationale à la sécurité routière, l’Agence nationale du sang et les Scouts musulmans algériens, illustrant la dimension transversale de l’approche adoptée. Les échanges ont porté sur la complémentarité des rôles entre les différentes institutions, en vue d’assurer un encadrement global du mois de Ramadan, tant sur le plan religieux que social, sanitaire, environnemental et médiatique. L’accent a été mis sur la sensibilisation des citoyens, la préservation de l’ordre public, la rationalisation de la consommation, la promotion du don de sang et la protection des catégories vulnérables. La participation des membres de la commission ministérielle de la fatwa, de hauts cadres de l’État, ainsi que d’imams et de conseillères religieuses, a permis d’enrichir les débats par des contributions axées sur l’orientation religieuse, l’encadrement spirituel et le rôle de la mosquée dans la société durant le mois sacré. À travers cette rencontre, les autorités entendent inscrire la préparation du mois de Ramadan dans une vision institutionnelle intégrée, fondée sur la coordination intersectorielle et l’engagement collectif, afin de garantir un impact positif durable sur le comportement individuel et le vivre-ensemble au sein de la société.
Sarah Cheriet






