L’Algérie renforce son partenariat avec la SFI: 15 000 MW à l’horizon 2035 et une ambition continentale affirmée

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L’Algérie poursuit le renforcement de sa diplomatie économique et énergétique sur le continent africain. Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a reçu, dimanche à Alger, une délégation de la Société financière internationale, conduite par son vice-président pour l’Afrique, Ethiopis Tafara. Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération, de partenariat et d’investissement dans le secteur de l’énergie, un domaine stratégique pour la diversification de l’économie nationale.

La rencontre, tenue au siège du ministère en présence de cadres du secteur, d’un représentant du ministère des Finances et de responsables exécutifs de la SFI, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération extérieure et de l’élargissement du partenariat international de l’Algérie, notamment à l’échelle africaine. Elle a permis aux deux parties d’examiner les mécanismes susceptibles de consolider la coopération bilatérale, tant sur le plan national qu’international. Dans son allocution d’ouverture, le ministre a souligné le rôle vital de l’énergie dans le soutien au développement économique et social. Il a mis en avant l’expertise acquise par l’Algérie à travers ses entreprises publiques et privées, ses institutions et ses compétences nationales, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de la production au transport et à la distribution. À cela s’ajoutent, a-t-il relevé, des capacités avérées dans les industries électriques, la formation et l’ingénierie, qui constituent un socle solide pour attirer des investissements structurants. M. Adjal a également rappelé l’orientation stratégique du pays en faveur de l’investissement dans les énergies renouvelables et propres, à travers le projet national visant une capacité de 15 000 mégawatts à l’horizon 2035. Selon lui, ces indicateurs confortent la position de l’Algérie en tant que partenaire fiable dans le soutien au développement énergétique, non seulement à l’échelle nationale mais également continentale. De son côté, M. Tafara a exprimé l’intérêt de la Société financière internationale à élargir le champ de la coopération et du partenariat avec l’Algérie dans le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables, tant sur le plan national qu’international. Dans ce cadre, il a proposé un projet de partenariat portant sur le développement de la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne au niveau national. Sur le plan régional, le responsable de la SFI a également suggéré que les pays africains puissent bénéficier de l’expertise algérienne en matière de développement énergétique et de raccordement des populations à l’électricité, dans une logique de coopération Sud-Sud et de partage de savoir-faire. Dans le même sillage, le ministre a réaffirmé la volonté de l’Algérie de demeurer un partenaire stratégique pour l’augmentation du taux d’électrification en Afrique. Cette ambition repose, a-t-il souligné, sur les réalisations concrètes accomplies par les compétences nationales algériennes dans ce domaine, tout en insistant sur la nécessité de traduire ces orientations en projets effectifs sur le terrain. Au terme de la réunion, les deux parties sont convenues de tenir des séances de travail techniques, réunissant des experts techniques et financiers, afin de préciser les contours d’un partenariat solide et opérationnel. Une démarche qui illustre la volonté commune de transformer les intentions affichées en leviers économiques concrets, au service de la transition énergétique et du développement durable, en Algérie comme sur le continent africain.

Hakima Halimi

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