Ramadan: la bataille du pouvoir d’achat: Amal Abdellatif prône une consommation responsable

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Sur invitation du président du Conseil islamique suprême, Dr Mabrouk Zaid Al-Khair, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amal Abdellatif, a pris part aux travaux du séminaire scientifique intitulé « Guider la consommation pendant le mois de Ramadan à la lumière des enseignements de l’islam ». La rencontre s’est tenue en présence d’oulémas, d’universitaires, de cadres et de représentants de différentes institutions et organismes nationaux.

Dans son intervention, la ministre a souligné que ce séminaire constitue un espace scientifique important pour analyser le comportement des consommateurs durant le mois sacré du Ramadan, période marquée par une modification notable des habitudes de consommation et par une hausse significative de la demande. Elle a appelé, à cet effet, à l’adoption d’un comportement rationnel fondé sur une planification réfléchie et une orientation maîtrisée de la consommation, en conformité avec les valeurs de modération et de tempérance prônées par les enseignements de l’islam. Mme Abdellatif a expliqué que la surconsommation entraîne inévitablement une augmentation des prix et une perturbation de l’équilibre entre l’offre et la demande, en raison de la pression accrue exercée sur les chaînes de distribution et d’approvisionnement. Cette situation a, selon elle, des répercussions négatives directes sur le pouvoir d’achat des citoyens. Elle a insisté sur le fait que la consommation consciente constitue un choix collectif essentiel, contribuant à la stabilité de la famille, de la société et du marché. La ministre a également affirmé que le secteur du commerce intérieur et de la régulation du marché national considère la consommation comme une option stratégique à dimension économique et sociale. Cette approche vise à protéger le pouvoir d’achat du citoyen, à garantir une répartition équitable des produits, à assurer la durabilité de l’offre et à lutter contre les phénomènes de pénurie artificielle, de pratiques spéculatives illégales et de gaspillage irresponsable des ressources. Dans ce contexte, elle a mis en avant l’importance de l’intégration entre la référence religieuse et le traitement économique, entre les objectifs spirituels et les politiques publiques, afin de bâtir un modèle national de consommation fondé sur la maturité, la cohésion et la durabilité, tout en préservant l’équilibre de la société, la résilience de l’économie et la dignité du citoyen. La ministre a, par ailleurs, annoncé le lancement d’une vaste campagne nationale de sensibilisation sous les slogans : « L’abondance est là… L’orientation de la consommation est votre choix » et « Le Ramadan est un mois de vertu… N’en faisons pas une course à la surconsommation ». Cette campagne vise à ancrer une culture de consommation responsable et à préserver le pouvoir d’achat des citoyens durant le mois béni de Ramadan, à travers des actions de sensibilisation, d’information et des mesures organisationnelles. De son côté, le président du Conseil islamique suprême, Dr Mabrouk Zaid Al-Khair, a rappelé, dans une allocution d’orientation, la portée spirituelle profonde du mois sacré du Ramadan. Il a souligné que le jeûne constitue une école divine de purification de l’âme et de discipline du comportement, et non une période d’excès matériel. Il a insisté sur le fait que la préservation des bienfaits et la maîtrise des dépenses figurent parmi les finalités essentielles de la charia, appelant à un renforcement de la conscience religieuse comme mécanisme d’autorégulation du comportement quotidien du consommateur. Les participants ont salué l’intervention de la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, estimant qu’elle illustre de manière concrète l’intégration entre la vision de l’institution religieuse et l’action de l’État. Ils ont également loué son approche qui érige l’orientation de la consommation en choix stratégique, visant à protéger le pouvoir d’achat des citoyens et à renforcer le marché national face aux pratiques de rareté artificielle et aux dérives spéculatives illégales. Sarah Cheriet

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