CAN-2025: «L’Afrique doit se lever pour sauver son football»

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Ce qui s’est produit lors de la finale de la CAN-2025 dépasse le cadre d’un simple fait de jeu. Il s’agit d’une nouvelle illustration d’un double standard structurel dans la gouvernance du football mondial.

Lorsque l’indignation est sélective, elle ne relève plus de la justice mais du rapport de force.

Le Président de la FIFA a condamné fermement les réactions africaines, invoquant les règles, l’arbitrage et l’autorité institutionnelle. Mais il a soigneusement évité la question centrale : pourquoi cette colère ?

On condamne les conséquences, on tait les causes. On fustige les réactions africaines, on banalise l’opacité arbitrale.

L’Afrique ne conteste pas la règle.

Elle conteste son application à géométrie variable.

Quand les nations européennes protestent, on parle d’« émotion ».

Quand l’Afrique s’indigne, on parle d’« indiscipline ».

Voilà le vrai scandale.

La VAR, censée garantir l’équité, devient trop souvent un outil opaque, sans pédagogie ni transparence, surtout quand les enjeux concernent les équipes africaines. Et pendant que l’on s’indigne d’un arrêt de jeu sans violence, on garde le silence sur les brutalités infligées à des supporters africains sous l’œil des caméras.

Ce n’est pas une crise de discipline.

C’est une crise de légitimité.

L’Afrique n’est plus disposée à se taire face à un ordre qui exige l’obéissance mais refuse la justice.

Elle ne demande pas de privilège.

Elle exige le respect, la clarté et l’égalité réelle.

L’Afrique aime le football.

Mais elle n’acceptera plus d’être humiliée au nom d’un universalisme de façade.

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