Les travaux de la 19e session du Bureau exécutif de la Conférence des juridictions constitutionnelles africaines (CJCA) ont pris fin, jeudi à Alger, marqués par l’adoption d’une motion de remerciements adressée au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour avoir placé cet événement continental sous son haut patronage.
Dans une allocution prononcée à la clôture des travaux, lue en son nom par le membre de la Cour constitutionnelle Mesbah Menas, la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, a mis en avant le plein soutien de l’Algérie à la CJCA. Elle a souligné que la tenue de cette session sous le haut patronage du chef de l’État constitue « un message clair quant à l’engagement constant de l’Algérie à accompagner la Conférence et à soutenir ses efforts visant à consolider la gouvernance constitutionnelle et à renforcer l’intégration judiciaire au sein du continent africain ». Mme Aslaoui a précisé que cette démarche s’inscrit dans une politique nationale profondément enracinée, fondée sur le renforcement de l’État de droit, la consécration de l’indépendance de la justice constitutionnelle et le raffermissement de sa place en tant que pilier essentiel de la stabilité institutionnelle et de la protection des droits et libertés.
La présidente de la Cour constitutionnelle a également indiqué que cette session a été couronnée par plusieurs conclusions importantes, témoignant de « la maturité des structures de la Conférence et de la régularité de ses mécanismes ». Ces avancées se traduisent notamment par une évaluation objective des réalisations accomplies et des acquis obtenus, menée dans un cadre de transparence et de responsabilité, renforçant la gouvernance interne de la CJCA et garantissant la pérennité de ses programmes. Les participants ont, par ailleurs, évoqué l’état d’avancement des préparatifs de la 8e Assemblée générale de la Conférence, prévue en octobre 2026 en République démocratique du Congo.
Dans ce cadre, Mme Aslaoui a salué le lancement de la deuxième édition du concours du prix de la « Meilleure thèse de doctorat » dans l’une des thématiques constitutionnelles, une initiative visant à encourager la recherche scientifique académique et à soutenir les efforts de la jeunesse africaine. Elle a également mis en exergue le projet de dotation de plusieurs cours suprêmes et constitutionnelles africaines en sites web institutionnels, une démarche destinée à renforcer la transparence, à faciliter l’accès à l’information juridique et à moderniser les outils de communication des juridictions du continent.
De son côté, le secrétaire général de la CJCA, Moussa Laraba, a adressé, au nom des présidents des cours constitutionnelles et suprêmes africaines ayant pris part à cette session, une motion de remerciements au président de la République pour l’accueil réservé par l’Algérie à cet important rendez-vous continental. Il a estimé que ce haut patronage constitue « un soutien indéfectible à la justice constitutionnelle africaine et une preuve de l’importance particulière qu’accorde l’Algérie à l’ancrage de l’État de droit ainsi qu’à l’approfondissement du partenariat et de la coordination à l’échelle continentale ». M. Laraba a, en outre, indiqué que la CJCA, après avoir atteint un stade avancé de maturité institutionnelle, aspire à élargir ses prérogatives afin d’inclure la fourniture de conseils juridiques et d’une assistance constitutionnelle au profit des juridictions africaines qui en expriment le besoin.
Cette orientation vise en particulier les pays engagés dans des transitions démocratiques et nécessitant un accompagnement technique et institutionnel pour l’adaptation de leurs constitutions et la mise à jour de leurs cadres juridiques, conformément aux normes internationales en vigueur. Le président en exercice de la Conférence, président de la Cour suprême et constitutionnelle de la Zimbabwe, Luke Malaba, a, pour sa part, exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil chaleureux réservé aux participants en Algérie. Il a salué l’histoire du peuple algérien et sa lutte pour la liberté, soulignant que « la solidarité qui caractérise l’expérience algérienne constitue le fondement de l’esprit de coopération au sein de la Conférence ».
Nora mohamedi






