Alger et N’Djamena scellent un partenariat stratégique: Trois accords pour renforcer la coopération énergétique et la formation

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Trois accords de coopération algéro-tchadienne dans le domaine des hydrocarbures ont été signés, jeudi à N’Djamena, en marge du Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbures SEMICA Tchad 2026, a indiqué un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines.

La cérémonie de signature s’est déroulée sous la supervision du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, et de la ministre tchadienne du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, en présence des PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, et de Naftal, Djamel Cherdoud, ainsi que du directeur général de l’Institut algérien du pétrole (IAP), Mohamed Khodja, de l’ambassadeur d’Algérie au Tchad et de plusieurs cadres et responsables des deux pays.

Un mémorandum Sonatrach–SHT axé sur toute la chaîne hydrocarbures

Le premier accord porte sur un mémorandum d’entente entre Sonatrach et la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), visant à établir un cadre général de coopération dans les domaines des hydrocarbures. Cet accord couvre notamment les activités d’exploration, de développement, de production, de transport et de valorisation des ressources en hydrocarbures, ainsi que l’échange d’expertises et de connaissances techniques. Le mémorandum prévoit également le renforcement de la formation et le développement des capacités humaines, contribuant ainsi au soutien du développement du secteur des hydrocarbures au Tchad. Il inclut, par ailleurs, l’examen des opportunités de partenariats futurs et le développement de projets d’intérêt mutuel, avec un accent particulier sur le transfert de technologie et l’échange d’expériences dans les domaines technique et organisationnel, en s’appuyant sur l’expérience algérienne reconnue dans la gestion et l’organisation du secteur des hydrocarbures.

Formation et transfert de savoir-faire : rôle central de l’IAP

Dans le même cadre, l’IAP a signé un accord avec le ministère tchadien du Pétrole, des Mines et de la Géologie, visant à instaurer un cadre global et durable de coopération dans le domaine de la formation, du renforcement des capacités et du développement des ressources humaines, en adéquation avec les besoins du secteur des hydrocarbures. Cet accord permettra aux cadres et techniciens du ministère tchadien de bénéficier de l’expertise algérienne dans les différentes spécialités de la chaîne de valeur des hydrocarbures, de l’amont à l’aval, contribuant ainsi à l’amélioration des compétences nationales. Un troisième accord a été conclu entre l’IAP et l’Institut national supérieur du pétrole du Tchad (INSPEM). Il a pour objectif de développer la coopération dans les domaines de la formation des formateurs, de la formation continue, de l’accueil des étudiants et de l’échange d’expertises. Il prévoit également le développement de programmes de recherche scientifique conjoints, l’organisation de rencontres scientifiques et de stages, ainsi que le lancement de programmes de master et de laboratoires de recherche spécialisés. Cet accord inclut aussi l’encouragement des échanges de visites entre responsables et enseignants des deux institutions, l’accueil de chercheurs tchadiens au sein des structures de formation et de recherche relevant de Sonatrach, ainsi que l’échange de moyens pédagogiques et l’appui scientifique dans le cadre de projets et programmes d’intérêt commun.

Une coopération inscrite dans la dynamique africaine

À cette occasion, M. Arkab a souligné que la signature de ces accords s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la coopération africaine, à promouvoir les partenariats Sud-Sud et à soutenir les pays africains frères dans le développement de leurs secteurs stratégiques, notamment dans les domaines de l’énergie et des hydrocarbures. Il a également mis en avant l’importance des deux accords signés par l’IAP, consacrant le principe de solidarité et de partage d’expertises, et soulignant le rôle pivot de l’institut en tant que pôle d’excellence africain dans les domaines de la formation et du transfert de savoir-faire. Pour sa part, la ministre tchadienne du Pétrole, des Mines et de la Géologie a salué le niveau des relations de coopération avec l’Algérie, estimant que les accords signés traduisent la volonté commune des deux pays d’élever leurs relations bilatérales à des niveaux supérieurs de coopération et de partenariat effectif. Elle a souligné que cette dynamique contribue au renforcement de la sécurité énergétique, à la réalisation du développement durable et au soutien à l’intégration africaine dans le secteur des hydrocarbures. Elle a, en outre, qualifié le mémorandum signé avec Sonatrach d’étape importante pour tirer profit de l’expertise algérienne et renforcer les capacités de la SHT au service des objectifs socioéconomiques du Tchad, tandis que les deux accords conclus avec l’IAP constituent, selon elle, un pilier essentiel pour le développement des compétences nationales tchadiennes et le renforcement des capacités de formation dans le secteur. Par ailleurs, M. Arkab a pris part, mercredi, en qualité de représentant du président de la République, à l’ouverture du SEMICA Tchad 2026, organisé sous le haut patronage du président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, un événement qui se poursuit jusqu’au 23 janvier courant à N’Djamena.

Amel Driss

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