Fidèle aux principes de la solidarité africaine: Le président de la République réitère l’engagement continental de l’Algérie

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, hier, que l’Algérie place la coopération intra-africaine au cœur de sa politique extérieure, soulignant que les richesses naturelles dont regorge le continent africain constituent un véritable levier de développement socioéconomique durable à condition qu’elles soient bien gérées et valorisées.Dans une allocution adressée aux participants aux travaux du Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbures (SEMICA Tchad 2026), à N’Djamena, prononcée, en son nom par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, le président de la République a déclaré: « Bien qu’elle dispose d’immenses ressources naturelles, notamment dans les domaines des hydrocarbures et des minerais stratégiques, l’Afrique fait face à un défi de taille : transformer ces richesses en une valeur ajoutée réelle, créatrice d’emplois et répondant aux aspirations des peuples africains », appelant à adopter des approches de développement inclusives à même de renforcer l’intégration économique continentale. Il a également souligné la nécessité d’instaurer une gouvernance efficace dans le secteur des industries extractives, basée sur le transfert de technologie, la localisation des connaissances, le respect des normes environnementales et la promotion du contenu local, tout en encourageant les investissements responsables et les partenariats équilibrés bénéfiques pour les pays africains. Réaffirmant l’engagement continental de l’Algérie, le président de la République a souligné que l’Algérie, « fidèle aux principes de la solidarité africaine demeure convaincue que la coopération continentale fondée sur le respect mutuel et l’intérêt commun », garantira au continent l’investissement de ses potentialités avec sagesse et efficacité, aux mieux de ses peuples qui aspirent à davantage de développement et de vie digne, a-t-il soutenu. Affirmant l’engagement continental de l’Algérie, le président de la République a souligné que « l’Algérie, fidèle aux principes de solidarité africaine, demeurera convaincue que la coopération continentale fondée sur le respect mutuel et l’intérêt commun, permettra à notre continent d’exploiter ses moyens avec sagesse et efficacité, au service des peuples du continent qui aspirent à davantage de développement et de vie digne. « Nous sommes convaincus que la marche de l’Afrique vers l’unité et la prospérité doit passer par le renforcement de la coopération économique qui respecte la souveraine de chaque Etat et résolument tournée vers la création de valeur locale. C’est dans cette optique que l’Algérie réaffirme son attachement à une coopération africaine fondée sur la solidarité, le partage d’expérience et le renforcement des capacités locales », a poursuivi le président de la République. « Nous sommes persuadés que l’orientation vers l’industrialisation et la valorisation des ressources pétrolières, gazières et minières est une exigence impérieuse et un pilier fondamental pour réaliser un développement durable et global, et renforcer la souveraineté des pays africains sur leurs propres richesses », a-t-il soutenu.Il a ajouté que « l’Algérie, soucieuse de son engagement historique, demeure, comme par le passé, prête à partager son expertise, à accompagner les efforts de la République du Tchad dans la structuration et la valorisation de ses secteurs stratégiques, à travers une coopération opérationnelle et orientée pour obtenir des résultats économiques tangibles, mais aussi à exprimer concrètement nos aspirations à consacrer le concept de partenariat Sud-Sud ». A cette occasion, le chef de l’Etat a salué les efforts continus et la vision stratégique de la République du Tchad dans le développement des secteurs des hydrocarbures et des mines, ajoutant qu’elle avance résolument dans la valorisation de ses ressources naturelles et la création d’un climat favorable à l’investissement et au partenariat. Evoquant le salon auquel l’Algérie participe en tant qu’invité d’honneur, le président de la République a souligné qu’il constitue une vitrine continentale où se manifestent les potentialités du Tchad en matière de développement, ajoutant que par sa participation à ce salon international, l’Algérie réaffirme son engagement africain et sa volonté de contribuer concrètement au développement économique du continent.La participation de l’Algérie à cet évènement économique témoigne « de son attachement à la dynamique positive qui caractérise les relations algéro-tchadiennes, lesquelles se sont renforcées davantage avec la participation notable du président du Tchad à la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), organisée à Alger en septembre 2025, édition qui a marqué une étape importante dans le processus de renforcement du dialogue politique et de la coopération économique entre nos deux pays frères », a poursuivi le président de la République.

Il a réaffirmé, dans ce cadre, la conviction de l’Algérie que la coopération bilatérale reposant sur des bases historiques et des liens fraternels peut aujourd’hui connaître un nouvel élan, à travers des projets concrets, mutuellement bénéfiques, eu égard à son expertise dans les domaines des hydrocarbures, des mines, de l’énergie, de la formation à même de renforcer l’intégration africaine.

L’Algérie avait réitéré, par la voix de la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires africaines, Mme Selma Bakhta Mansouri, son engagement envers ses responsabilités africaines et historiques dans la lutte contre le terrorisme et sa disposition à continuer à contribuer activement à cette dynamique collective au service des objectifs de la paix, de la stabilité et du développement durable sur le continent. Elle avait indiqué que « le terrorisme n’est plus un phénomène conjoncturel ou limité à certaines zones géographiques, mais il s’est transformé en une menace transfrontalière qui s’adapte et s’alimente des interactions complexes alliant criminalité organisée transnationale, économies illicites, trafic illégal de ressources et exploitation croissante des technologies modernes ». Face à la nature de ces défis et à la complexité de leurs dimensions, la Secrétaire d’Etat a estimé qu »‘il est nécessaire que l’Afrique renforce sa présence et son rôle en tant qu’acteur stratégique influent dans l’effort international de lutte contre le terrorisme, à travers une approche continentale plus cohérente et intégrée, reposant sur une vision claire et le renforcement de la souveraineté stratégique ». Dans ce sillage, Mme Mansouri a appelé à l’activation des mécanismes continentaux proposés, en particulier le Fonds spécial de lutte contre le terrorisme, le mandat d’arrêt africain et la liste africaine des entités terroristes. Elle a, en outre, insisté sur la nécessité de renforcer le sous-comité du Conseil de paix et de sécurité (CPS) chargé de la lutte contre le terrorisme, d’autant plus que le renforcement des capacités humaines, techniques et financières des mécanismes africains spécialisés, notamment la Force africaine en attente (FAA), l’agence AFRIPOL, le Comité africain de renseignement et de sécurité (CRS), et le Centre de l’Union africaine pour la lutte contre le terrorisme (CUACT), constitue « un élément décisif pour garantir l’efficacité de toute réponse collective ».L’Algérie qui a toujours plaidé pour une approche globale et intégrée dans le cadre de la résolution des conflits et des crises qui secouent la région du Sahel, vient, une fois de plus, réaffirmer ses positions, tout en précisant que cette approche doit englober deux segments importants, à savoir les projets de développement et l’aspect sécuritaire, notamment à la lumière des derniers développements survenus dans certains pays de la région où plusieurs coups d’Etat ont été opérés.Dans ce contexte difficile, l’Algérie, à travers son président de la République, constitue une voix de sagesse qui doit être écoutée avec attention et sans aprioris car à travers ses positions immuables, ses propositions mûries et ses actions diplomatiques reconnues, elle apporte une vision de neutralité et de détachement nécessaires à toute prise de décision efficace, car elle est l’un des principaux porte-parole des pays non-alignés, de l’Afrique, des pays du Sud, et est farouchement attachée à la souveraineté des Etats ainsi qu’aux droits légitimes des peuples.En matière de paix et de sécurité internationale, l’Algérie a maintenu une position claire en faveur du multilatéralisme et de la résolution des conflits par les voies non-violentes, diplomatiques et sans ingérence des forces étrangères.Elle a prouvé que sa lecture des crises politiques et sécuritaires sont les plus sages et les moins dommageables.L’Algérie est également un pivot incontournable dans la lutte contre le terrorisme transnational et le crime organisé.Elle est, sans concession, la voix acharnée qui rappelle au monde que les peuples palestinien et sahraoui souffrent encore d’un mal qu’on pensait aboli au siècle dernier et qui est celui de la colonisation.A cet égard, le président de la République avait indiqué que le nombre d’étudiants africains en Algérie « avoisine les 6.000 étudiants, soit 6.000 bourses d’études », réaffirmant l’engagement de l’Algérie à « offrir annuellement 2.000 bourses d’études dans l’enseignement supérieur et 500 bourses dans la formation professionnelle aux étudiants africains ». « Partant de l’esprit authentique de sa politique extérieure reposant sur la priorité attachée à la solidarité africaine », l’Algérie « n’a ménagé aucun effort pour contribuer au développement de l’éducation, de l’enseignement et de la formation dans le continent, accueillant des étudiants de différents pays africains frères dans ses universités, instituts de formation et centres d’apprentissage », a affirmé le président de la République. Il s’est dit fier des opportunités d’études et de formation offertes par l’Algérie, depuis son indépendance, à « 65.000 jeunes étudiants africains dans diverses spécialités », ajoutant que le pays « s’emploie à construire et à mettre à niveau des écoles dans nombre de pays africains ». Le chef de l’Etat avait souligné l’engagement de l’Algérie à œuvrer à « augmenter ces chiffres », ainsi que son engagement, dans le cadre de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement (AACI), à « ouvrir une banque dédiée à l’éducation selon la demande des frères africains ». Pour lui, « tout cela reflète notre contribution aux efforts collectifs visant à promouvoir les systèmes éducatifs dans notre continent et traduit notre volonté indéfectible de renforcer la coopération et la solidarité continentale et d’établir des passerelles de communication dans sa dimension humaine à travers l’échange d’étudiants entre les peuples africains ».

T. Benslimane

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