Le président du Conseil national palestinien, Rouhi Fattouh, a accusé vendredi l’entité sioniste, de « saboter délibérément » l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Ghaza par des actions et des attaques quotidiennes visant à saper tout processus politique sérieux.Fattouh a affirmé dans un communiqué que l’entité sioniste « perturbe notamment le +Plan de paix américain+, en commettant des massacres sanglants et en créant des obstacles au travail du comité administratif chargé de gérer la vie quotidienne des Palestiniens dans la bande de Ghaza, un comportement qui reflète une intention préméditée de perpétuer la situation catastrophique et les souffrances quotidiennes du peuple palestinien dans la bande de Ghaza ».Il a ajouté que l’occupation sioniste « ne se contente pas de perpétrer des crimes de génocide et de nettoyage ethnique, mais poursuit son agression sans relâche, en violation flagrante de tous ses engagements ». « Le dernier exemple en date est ce qui s’est passé jeudi, lorsque dix citoyens, pour la plupart des enfants et des femmes, sont tombés en martyrs dans la bande de Ghaza, confirmant une fois de plus le mépris de l’occupant pour l’accord de cessez-le-feu et son manque de respect envers les pays signataires, notamment l’administration américaine, l’accord de Charm el-Cheikh et le droit international humanitaire ».
La situation humanitaire reste « dramatique » ,alors que la crise humanitaire s’aggrave à Ghaza
Cent jours après l’annonce du cessez-le-feu, la situation humanitaire à Ghaza reste « dramatique », affirme la branche française de l’ONG « Oxfam », déplorant la destruction « presque totale » des infrastructures d’eau et d’assainissement dans l’enclave palestinienne. »Cent jours après l’annonce du cessez-le-feu, dans une semaine marquée par de nouvelles intempéries à Ghaza, les besoins humanitaires restent dramatiques », a indiqué l’organisation dans un communiqué, prévenant que la situation « continuera de se détériorer si la punition collective et le blocus illégal se poursuivent ». Pour Oxfam, la privation d’eau n’est qu' »une des nombreuses violations des droits humains » commises par l’occupation sioniste en toute impunité.S’appuyant sur des évaluations menées par son partenaire, la « Coastal Municipalities Water Utility » (CMWU), Oxfam précise que le coût total de la reconstruction de l’ensemble des installations, systèmes et infrastructures d’eau et d’assainissement détruits ou endommagés par l’entité sioniste à Ghaza s’élèverait à « environ 800 millions de dollars ». « Ce chiffre pourrait toutefois être encore plus élevé, certaines zones restant inaccessibles et les coûts de construction ayant doublé en raison du manque de matériaux autorisés à entrer », a-t-elle précisé. Oxfam et des dizaines d’autres ONG internationales présentes à Ghaza ont dû adapter encore davantage leurs opérations pour maintenir leurs activités vitales, alors même qu’elles font face à de nouvelles incertitudes liées aux exigences d’enregistrement imposées par l’occupation sioniste, a-t-elle ajouté.Par ailleurs,le responsable de l’ONU: l’évacuation des décombres de Ghaza pourrait prendre plus de sept ansLe directeur exécutif du Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), Jorge Moreira da Silva, a déclaré que la bande de Ghaza compte plus de 60 millions de tonnes de décombres et que leur évacuation pourrait prendre plus de sept ans.Da Silva a indiqué, dans un communiqué publié après sa visite dans la bande de Ghaza jeudi: « Je reviens tout juste de Ghaza, où la crise humanitaire s’aggrave. Les gens sont épuisés, traumatisés et vivent dans un profond désespoir.Il a indiqué que les décombres à Ghaza équivalent à la cargaison d’environ 3.000 navires porte-conteneurs et qu’aujourd’hui chaque personne à Ghaza est entourée en moyenne de 30 tonnes de décombres. Il est probable que l’évacuation de ces débris « prenne plus de sept ans ».
Guterres condamne l’incursion des forces sionistes dans un centre de santé de l’UNRWA
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné jeudi l’incursion des forces de l’occupation sioniste, le 12 janvier, dans un centre de santé de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), à El-Qods occupée et l’ordre de fermeture temporaire de ce centre, qui est une propriété des Nations unies. »Le centre de santé de l’UNRWA à (El-Qods), qui accueille chaque jour des centaines de patients réfugiés palestiniens, représente pour la plupart d’entre eux leur seule possibilité d’accès aux soins de santé primaires », a souligné le porte-parole adjoint du chef de l’ONU, Farhan Haq, dans un communiqué de presse. Cette action fait suite à la saisie par les forces sionistes du complexe de l’UNRWA à Sheikh Jarrah et à l’adoption et à la modification par le « Parlement » sioniste de la loi visant à mettre fin aux opérations de l’UNRWA sur les territoires occupés.Par ailleurs, le secrétaire général de l’ONU « est profondément préoccupé » par le fait que l’agence onusienne a été informée que les fournisseurs de services publics cesseront prochainement de fournir de l’électricité et de l’eau à plusieurs installations de l’UNRWA, à El-Qods occupée, a dit M. Haq. Selon le patron de l’ONU, ces mesures constituent une « violation de l’inviolabilité des locaux des Nations unies » et un obstacle à la mise en œuvre du mandat clair confié par l’Assemblée générale à l’UNRWA pour la poursuite de ses opérations dans le Territoire palestinien occupé, y compris El Qods-Est.Le secrétaire général exhorte l’entité sioniste à « prendre mmédiatement des mesures pour restituer et restaurer le complexe de l’UNRWA à Sheikh Jarrah et le centre de santé de l’UNRWA (à El-Qods occupée), et à garantir le maintien des services essentiels aux locaux de l’UNRWA », a déclaré son porte-parole.






