Le Conseil des ministres qui s’est réuni dimanche dernier sous la présidence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a pris une décision portant régularisation de la situation des jeunes Algériens se trouvant à l’étranger en situation précaire et irrégulière, ayant été induit en erreur, à des fins d’instrumentalisation contre leur pays.
A cette occasion, le chef de l’Etat a lancé un appel aux jeunes Algériens se trouvant à l’étranger en situation de précarité et irrégulière, ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’Etat en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays.La plupart de ces jeunes n’ont commis que des infractions légères, comme la crainte d’une simple convocation par la police ou la gendarmerie nationale pour être entendus sur des faits liés à l’ordre public ou d’autres motifs similaires.Il y a ceux qui voulaient utiliser les statistiques relatives à la « harga » pour ternir l’image de l’Algérie dans le but de semer le désarroi parmi les jeunes, afin qu’ils quittent illégalement l’Algérie.Ces jeunes se trouvent aujourd’hui loin de leur patrie, de leurs proches et de leurs amis, souffrent de pauvreté extrême et de misère, et sont réduits à exécuter des tâches humiliantes, tandis que certains sont instrumentalisés contre leur pays.De telles situations ne méritent pas toute cette peine car ils peuvent être instrumentalisés par des milieux criminels mafieux, ce qui risque de salir leur réputation que ce soit dans le pays où ils se trouvent ou celui qu’ils ont quitté, selon la présidence de la République.Par conséquent, le Conseil des ministres, et en accord total entre toutes les institutions de la République, a pris la décision de régulariser la situation de ces Algériennes et Algériens, à condition qu’ils s’engagent à ne pas récidiver.La mise en œuvre des procédures liées à cette décision sera assurée par les consulats d’Algérie à l’étranger jusqu’au retour des enfants d’Algérie vers leur mère patrie.Sont exclus de cette mesure les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie.Cette décision a été hautement saluée par plusieurs partis politiques et acteurs de la société civile qui ont d’ailleurs réaffirmé leur soutien absolu aux réformes politiques, économiques et sociales décidées par le président de la République et souligné leur détermination à consolider les valeurs de cohésion et de mobilisation collective, en vue de protéger la patrie contre toutes velléités d’atteinte à sa sécurité, sa stabilité et son unité.Ils se sont également félicités de l’adhésion du Président Tebboune à toutes les démarches visant à conforter le front intérieur et à resserrer les rangs, ainsi que de son engagement à poursuivre le dialogue et la concertation avec différentes forces nationales, en consécration du principe de démocratie participative. De l’aveu de nombreux observateurs internationaux, grâce à la volonté sincère et forte du président de la République, l’Algérie a, ces dernières années, consolidé les libertés publiques et l’exercice démocratique et promu les droits de l’Homme, tout en renforçant la contribution de toutes les composantes de la société civile à la gestion de la chose publique.Mettant l’accent sur le caractère sacré de l’unité nationale, ils ont estimé que ceux qui tentent de porter atteinte à cette unité ne sont qu’un groupuscule fabriqué de toutes pièces et dont les desseins sont connus de tous, à savoir le démantèlement des Etats et le pillage des richesses des peuples.Ils ont également plaidé pour la nécessité de prémunir l’Algérie en renforçant le front interne, saluant, par la même occasion, la vigilance du peuple algérien face à toute tentative de nuire à l’unité de sa patrie.Ces mêmes partis ont souligné, en outre, l’importance de préserver les acquis nationaux, de sauvegarder l’unité du pays et de faire échec à toute tentative visant à le diviser ou à nuire à sa stabilité, exhortant les citoyens à œuvrer pour l’édification d’un Etat fort et uni et que l’Algérie demeurera, en toutes circonstances, fière de son unité et résiliente face aux complots ourdis qui se trament contre elle.Récemment, le président de la République a réaffirmé son engagement constant en faveur du dialogue politique avec les partis.Le chef de l’Etat a déclaré que «Nous nous sommes engagés à nous adresser au peuple algérien, fier de ses valeurs, par votre intermédiaire et cet engagement témoigne de notre volonté politique inébranlable, dans le strict respect de nos engagements depuis que j’ai eu l’honneur de recevoir la confiance du p «Nous entamerons ce dialogue avec les partis dès que le Parlement aura adopté la loi sur les partis politiques», a-t-il précisé, tout en qualifiant ce dialogue de «constructif» et en réaffirmant son engagement à mettre en œuvre tous les accords conclus avec les partis.En effet, le chef de l’Etat avait ouvert grandes les portes aux partis politiques et personnalités nationales de tous bords, réussissant à créer une cohésion nationale visant à conforter le front intérieur, à appuyer les institutions de l’Etat et à soutenir leurs orientations stratégiques.Les larges consultations qu’il a menées avec différentes forces politiques et personnalités nationales ont permis de dégager une forte adhésion au processus de réformes en cours dans le cadre de la démarche de dialogue et de concertation.
T. Benslimane






