CAN 2025 (1/4 de finale): Algérie 0 – Nigeria 2: La marche était trop haute pour les Verts

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L’aventure de l’Algérie à la CAN 2025 s’arrête malheureusement au stade des quarts de finale, éliminée fort logiquement par une équipe du Nigeria impressionnante dans tous les secteurs du jeu (2 – 0). Il n’y a pas eu photo entre les deux sélections. Le plus fort a gagné !   

D’entrée les Verts ont eu fort à faire face à des Nigérians dominateurs. Un match complètement différent par rapport aux précédents pour les camarades de Mandi qui pour une fois ont dû subir le jeu tout au long de la première période, malgré le soutien de leurs supporters présents en force qui n’ont cessé de les encourager.

Le ton était donné dès le début dans une confrontation hachée par les interventions trop rugueuses de part et d’autre. Les Super Eagles arrivaient plus facilement dans le camp algérien mettant souvent en danger le gardien Luca Zidane et sa défense. Les Verts tentaient de répliquer par des contres qui n’arrivaient pas au bout. Cependant, ils auraient pu bénéficier d’un penalty suite à centre de Chaibi contré par le bras d’un défenseur nigérian dans sa surface de réparation. L’arbitre n’a pas bronché et ceux chargés de la VAR n’ont pas jugé utile de l’appeler pour vérifier l’action.

Sinon, les offensives les plus abouties ont été toutes nigérianes durant la première période. La plus dangereuse est sans doute le sauvetage sur la ligne de Bensebaini, suite à une sortie ratée de Zidane. Il s’en est fallu de peu (29’). D’ailleurs, l’action a été revue par la VAR, car il n’y a pas de goal line technology dans cette CAN. Plus de peur que de mal pour les Algériens qui ont continué néanmoins à subir les assauts adverses comme des vagues déferlantes qui revenaient sans cesse. C’était un véritable siège. Adams seul face au gardien n’a pas pu cadrer son tir, alors qu’Ait Nouri est revenu in extremis dans les pieds d’Osimhen pour l’empêcher de scorer. La domination des Super Eagles était totale, on ne s’attendait pas à un tel scénario. C’était un petit miracle si les Algériens parvenaient à préserver leur cage vierge à la fin de la première mi-temps.

Mais, ils n’ont fait que retarder l’échéance, l’inéluctable…  En effet, dès la reprise, Osimhen étrangement démarqué au milieu de la défense algérienne, profita d’un bon centre venu de la gauche pour catapulter le ballon de la tête au fond des filets de Zidane (47’). Une ouverture du score fort logique au vu de la physionomie de la rencontre caractérisée par un ascendant flagrant et incontestable des Nigérians. Rarement, l’équipe nationale a été dominée de la sorte. Les Verts ont tenté ensuite de réagir, mais leurs attaques étaient timides et ne dérangeaient nullement la défense adverse. Ils n’y arrivaient pas en étant quasi inexistants au milieu du terrain. On était plus proche du 2 à 0 que du 1 à 1. Et ce qui devait arriver arriva ! Idéalement lancé sur la gauche, Osimhen alerta, sur sa droite, Adams. Ce dernier effaça allègrement Zidane et marqua dans le but vide (57’). A 2 à 0 et au vu de la différence de niveau, dans tous les aspects, entre les deux équipes, la messe était dite. On ne voyait pas comment les Verts dépassés dans toutes les lignes, pouvaient revenir dans un match qu’ils n’ont jamais pu contrôler. Il fallait espérer un éventuel relâchement ou déconcentration du Nigeria qui n’arriva jamais. Petkovic opéra, quant à lui, trois changements à la fois. Bounedjah, Hadj Moussa et Boulbina sont entrés à la place de Zerrouki, Mahrez et Maza (61’).

Les camarades de Lookman pouvaient gérer à leur guise la suite de la rencontre, ils ont même failli corser l’addition, mais le poteau droit sauva Zidane (82’). Les Algériens frustrés sont sortis du match, malgré quelques tentatives désespérées sans résultat. La marche était trop haute pour eux. Cette élimination nous montre ,si c’est nécessaire, le chemin encore  à parcourir pour les poulains de Petkovic, afin qu’ils puissent un jour rivaliser avec les meilleurs. Les coéquipiers de Bensebaini sont loin du niveau escompté, même s’ils ont montré de belles choses durant cette CAN. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le coach peut s’appuyer à l’avenir sur une nouvelle génération talentueuse qui a besoin de temps et de confiance pour s’affirmer. En tout cas, c’est une défaite riche en enseignements pour Maza et ses camarades, notamment dans la perspective de la préparation de la prochaine Coupe du monde.

Ali Nezlioui 

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