CHU d’Oran: Relance de la technique de biopsie cérébrale stéréotaxique

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Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Oran a repris, récemment, l’utilisation de la technique de biopsie cérébrale stéréotaxique, après une période d’arrêt, a-t-on appris de la cellule de communication de cet établissement sanitaire. L’équipe médicale du service de neurochirurgie, en coordination avec le service de radiologie central, a relancé cette technique dans le but d’améliorer la prise en charge diagnostique des patients souffrant de lésions ou de troubles cérébraux profonds dans des zones difficiles à atteindre. Cette technique constitue un outil diagnostique précis en neurologie, offrant un moyen sûr et efficace d’obtenir un diagnostic tissulaire qui aide à orienter le traitement approprié pour des maladies cérébrales complexes. Après la reprise, la première biopsie cérébrale stéréotaxique a été réalisée sur un patient, mercredi dernier, l’opération s’étant déroulée avec succès et dans de bonnes conditions aussi bien sur le plan technique que clinique, selon la même source. La biopsie cérébrale stéréotaxique est une procédure chirurgicale précise qui consiste à prélever un échant illon de tissu cérébral en utilisant une technique de guidage 3D, permettant d’introduire l’aiguille avec une grande précision dans une partie précise à l’intérieur du cerveau. L’importance de cette technique réside dans sa haute précision pour diagnostiquer et déterminer la nature des lésions cérébrales, telles que les tumeurs, les inflammations et autres. Elle permet également de faire la distinction entre tumeurs bénignes et malignes, et de déterminer le type et la taille de la tumeur avec précision. Les neurochirurgiens s’appuient sur cette technique pour orienter le plan de traitement et déterminer le type de traitement approprié en fonction du diagnostic tissulaire, ainsi que pour évaluer la nécessité d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie, et identifier les biomarqueurs spécifiques aux thérapies ciblées. Cette technique repose sur une petite ouverture au lieu d’une chirurgie ouverte lourde, ce qui réduit les risques de complications, notamment les hémorragies cérébrales et les infections, tout en permettant d’éviter les zones vitales du cerveau, en plus de réduire la durée de l’hospitalisation, a-t-on noté.

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