Le vrai danger, c’est ce que vous faites assis: l’Alerte des chercheurs

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Selon une étude préliminaire menée par des chercheurs de Shanghai, pratiquer quotidiennement une activité physique modérée à vigoureuse quand on est âgé de plus de 50 ans diminue significativement le risque de dépression, de démence et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

L’AVC, parfois nommé attaque cérébrale, est dû à un problème vasculaire au niveau du cerveau. Lorsqu’il n’est pas fatal, il peut laisser de graves troubles, notamment au niveau moteur. Voici en vidéo les principaux facteurs de risque à surveiller pour se prémunir de cette pathologie. De nombreux scientifiques s’en doutaient, mais jusqu’à aujourd’hui, aucune étude solide n’avait pu le mettre clairement en évidence : l’exercice physique régulier permet de réduire substantiellement non seulement le risque de développer des maladies neuropsychiatriques, telles que la démence, la dépression, l’anxiété, mais aussi celui d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’avoir des troubles du sommeil. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’université de Fudan à Shanghai, dont les résultats seront présentés à la 77e réunion annuelle de l’American Academy of Neurology en avril prochain.

Une mesure fiable de l’intensité de l’activité physique

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont utilisé les données médicales de plus de 73 000 volontaires anglais, âgés de 56 ans en moyenne. Tous les participants avaient porté durant sept jours complets un « accéléromètre ». Cet appareil, généralement fixé au poignet, permet de mesurer précisément l’intensité de l’activité physique, la quantité d’énergie dépensée ainsi que le temps de sédentarité (en position assise, par exemple). C’est l’utilisation de cet appareil qui fait toute la qualité de l’étude : elle a permis de mesurer objectivement l’activité physique et ainsi d’éviter les biais habituels liés aux oublis ou au manque de précision quand les études sont basées sur des données autodéclarées. Sur la base des équivalents métaboliques (Metabolic Equivalent of Task, MET) fournis par les accéléromètres, les chercheurs ont classé les volontaires en trois catégories : sédentaires (activité inférieure ou égale à 1,5 MET) ; intensité légère (activité inférieure à 3 MET) ; intensité modérée à vigoureuse (activité supérieure ou égale à 3 MET).

Des effets très nets sur le cerveau

Ceux qui pratiquent une activité physique modérée à rigoureuse avaient un risque diminué de 14 à 40 % de démence, d’anxiété, de dépression, d’accident vasculaire cérébral et de troubles du sommeil. Pour le Dr. Jia-Yi Wu, principale autrice de l’étude interrogée par le média Medical News Today, « les résultats renforcent la relation dose-réponse entre l’activité physique et les bienfaits pour la santé, étayent les directives de santé publique et mettent en avant l’exercice physique comme stratégie préventive rentable et accessible, en particulier pour les populations à haut risque. Les réductions de risques observées, de 14 à 40 %, suggèrent que différentes maladies neuropsychiatriques présentent des degrés variables de sensibilité à l’exercice, ce qui constitue une base pour des stratégies d’intervention adaptées. » Plus intéressant encore : le fait de passer plus de temps assis augmentait de 5 à 54 % le risque de développer l’un de ces cinq problèmes de santé, par rapport à ceux qui étaient moins sédentaires. Pour le Dr. Wu, « contrairement aux prédispositions génétiques, la sédentarité est un facteur de risque modifiable. Nos résultats soulignent le besoin urgent de changements comportementaux et environnementaux pour promouvoir des modes de vie plus actifs. Il est aussi important de ‟réduire la sédentarité » que d’‟augmenter l’activité physique ». »

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