Les groupes parlementaires de l’Assemblée populaire nationale (APN), ainsi que le représentant des députés sans appartenance politique, ont salué l’adoption de la proposition de loi criminalisant la colonisation française en Algérie, qualifiée d’« exploit historique » pour la protection de l’histoire nationale et la préservation de la mémoire collective, selon un communiqué de la chambre basse du Parlement.
Dans leur déclaration commune, les groupes parlementaires ont souligné que cette loi marque une étape majeure, affirmant que la mémoire nationale ne saurait faire l’objet de surenchères ni d’instrumentalisations conjoncturelles. Ils ont insisté sur le fait que la criminalisation de la colonisation constitue un choix souverain et une exigence historique, visant à protéger l’Algérie et à préserver son avenir. Le communiqué rappelle que cette initiative est née de la mise en place d’une commission parlementaire conjointe, présidée par Brahim Boughali, regroupant l’ensemble des groupes parlementaires ainsi que le représentant des députés sans appartenance. L’objectif était de soustraire ce dossier sensible à toute exploitation partisane et de lui conférer une dimension nationale fédératrice. La commission a élaboré une première mouture du texte, qui a fait l’objet de débats approfondis et de révisions minutieuses, en concertation avec des experts en droit et en relations internationales, le Secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine, celui de l’Organisation nationale des enfants de chouhada, ainsi que le coordinateur de la Commission algérienne Histoire et Mémoire. Cette démarche visait à garantir la solidité juridique et politique du texte et à assurer la préservation rigoureuse de la mémoire nationale. Les groupes parlementaires ont exprimé, dans ce cadre, leur reconnaissance au président de l’APN pour avoir accompagné et parrainé le processus d’élaboration de cette loi, considérée comme le fruit d’un effort parlementaire collectif et l’aboutissement d’une revendication nationale largement partagée. Après l’achèvement des phases de préparation et de rédaction, la proposition de loi a été soumise à l’Assemblée populaire nationale, qui l’a adoptée à l’unanimité le 24 décembre 2025. Les groupes parlementaires ont estimé que cette adoption consacre un consensus national fort et constitue une réponse souveraine aux politiques hostiles de l’ancien État colonial, réaffirmant ainsi l’attachement de l’Algérie à la défense de son histoire, de sa mémoire et de sa dignité nationale.
Rym Hamzaoui






