L’Algérie fait bouger l’Afrique: 48,3 milliards USD de contrats et une diplomatie économique au cœur de l’intégration continentale

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En 2025, Algérie a confirmé, avec constance et méthode, son statut de puissance économique motrice en Afrique, en plaçant l’intégration continentale au cœur de son action. Tout au long de l’année, le pays s’est distingué par l’accueil de grands rendez-vous économiques africains et par le lancement d’initiatives structurantes, traduisant une vision assumée d’une Afrique plus intégrée, souveraine et solidaire.

De conférences ministérielles à des forums sectoriels de dimension continentale, l’Algérie s’est imposée comme un espace central de concertation, d’échanges et de partenariats. Ces rencontres ont illustré une volonté politique claire d’accompagner les pays africains dans leurs projets stratégiques de développement, dans un esprit de coopération fondé sur l’intérêt mutuel et le partage d’expériences. L’événement phare de cette dynamique a été, sans conteste, la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), organisée à Alger. Toutes les conditions ont été réunies pour assurer le succès de cette quatrième édition, dont les résultats ont largement dépassé ceux des précédentes. L’IATF 2025 a rassemblé 2.148 exposants et accueilli 112.476 visiteurs, confirmant l’attractivité croissante de l’Algérie comme plateforme économique continentale. Sur le plan des retombées économiques, un montant record de 48,3 milliards de dollars de contrats a été conclu, dépassant l’objectif initial fixé à 44 milliards de dollars. L’Algérie a capté à elle seule 23 milliards de dollars, une performance qui renforce sa position d’acteur clé de l’intégration économique africaine et de locomotive du développement du continent. Dans le domaine stratégique de la santé, l’Algérie a également marqué l’année 2025 en accueillant la Conférence ministérielle africaine sur la production locale des médicaments et des technologies de santé, organisée sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé. Placée sous le thème « Une industrie pharmaceutique locale pour une Afrique intégrée et forte », cette rencontre a réuni les ministres de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique de plus de 29 pays africains. À cette occasion, le chef de l’État, dans une allocution lue par le Premier ministre Sifi Ghrieb, a souligné l’urgence de renforcer les capacités industrielles africaines dans le secteur pharmaceutique, en misant sur la production locale de médicaments pour garantir la sécurité sanitaire du continent. Les travaux ont abouti à l’adoption de la Déclaration d’Alger, qui trace une vision commune pour le développement de l’industrie pharmaceutique africaine, notamment à travers la levée des barrières réglementaires, l’harmonisation des procédures et la création d’un groupement commercial africain facilitant la circulation des intrants et des produits finis. Dans le prolongement de cette stratégie d’intégration, l’Algérie a également abrité la Conférence africaine des startups, réunissant plus de 200 exposants et investisseurs africains et internationaux. Cette rencontre a confirmé l’ambition du pays de bâtir un écosystème africain interconnecté, fondé sur l’innovation et l’entrepreneuriat. Accueillant le Rwanda comme invité d’honneur, cette conférence, initiée par l’Algérie en 2022, a rassemblé un sommet ministériel avec près de 40 ministres, ainsi que des responsables d’organisations internationales et des investisseurs spécialisés dans les technologies.

La Déclaration d’Alger issue de cette rencontre a acté l’engagement des pays participants à soutenir les start-up africaines dans leur expansion vers les marchés régionaux et internationaux, tout en améliorant leur accès aux sources de financement. Parallèlement à ces grands rendez-vous, l’Algérie a organisé ou accueilli plusieurs autres rencontres régionales majeures, notamment la 44e Assemblée générale de la Banque de développement Shelter Afrique en juillet, ainsi que les réunions annuelles du Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF 2025) tenues au début du mois de novembre. Sur le plan international, fidèle à sa vision d’une Afrique unie et résiliente, l’Algérie a porté la voix du continent lors du Sommet du G20, tenu les 22 et 23 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. À cette tribune, le président de la République a plaidé en faveur des pays en développement, en particulier africains, appelant à l’annulation ou à la conversion de leur dette en investissements directs et productifs. Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de fédérer les efforts internationaux pour faire face aux défis politiques et économiques qui menacent la cohésion mondiale, mettant en lumière les préoccupations africaines liées à la pauvreté, au chômage, aux inégalités de développement, aux effets du changement climatique et aux niveaux d’endettement sans précédent de certains pays à faible revenu. À l’issue de l’année 2025, l’Algérie apparaît ainsi comme un acteur central de la dynamique économique africaine, conjuguant diplomatie, investissements, innovation et solidarité continentale, au service d’une intégration africaine concrète et durable.

Amel Driss

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