Débat autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement: Les députés saluent la position du Président Tebboune en faveur de la cause palestinienne

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Poursuivant le débat autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement à l’APN, les députés ont salué les positions immuables de l’Algérie à l’égard du droit des peuples à l’autodétermination, saluant les efforts du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur de la cause palestinienne.

A cet égard, le député du parti du Front de libération nationale (FLN), Riad Hannachi, a salué les positions du président de la République de soutien à la cause palestinienne qui constituent une affirmation du droit du peuple palestinien à l’établissement de son Etat indépendant, conformément aux résolutions internationales. À cet effet, Omar Terbag, député du Rassemblement national démocratique (RND) s’est félicité de l’engagement de l’Algérie à adopter la cause palestinienne, exprimant sa considération au président de la République qui «a confirmé vigoureusement la position de l’Algérie et son soutien à la cause palestinienne». Partageant le même avis, Moundir Bouden (RND) s’est félicité des positions fermes de l’Etat algérien. A sont tour, le député Hicham Benhadad (Mouvement de la société pour la paix), s’est dit fier des positions de l’Etat algérien envers cette cause centrale. Abondant dans le même sens, le député Al Baraa Bengrina (Mouvement El-Bina), a salué «hautement, la position de l’Algérie dans la défense de la cause palestinienne». Pour sa part, le député Zakaria Bedroune a rappelé les fortes positions diplomatiques de l’Algérie, sous la conduite du Président Tebboune, «qui a veillé à unifier les rangs des factions palestiniennes». Le député Abdelkader Mérabet a affirmé, dans son intervention, que l’Algérie «demeurera à jamais attachée à ses positions envers cette cause palestinienne, et n’en fera jamais un fond de commerce».

Les députés ont condamné l’agression sioniste barbare contre la bande de Ghaza et l’ensemble du peuple palestinien, exhortant la nation arabe à unifier les rangs pour soutenir la cause centrale. D’autre part, certains intervenants ont appelé à accélérer et généraliser la numérisation des différents secteurs en vue de créer un espace transparent à même d’éradiquer certaines pratiques néfastes et de réaliser le décollage économique effectif. C’est le cas notamment du député Saïd Hamici (FLN) qui a estimé que la généralisation de la numérisation à tous les secteurs et l’accélération de sa concrétisation sur le terrain «s’avère plus que nécessaire», à l’heure actuelle, pour renforcer la transparence dans la gestion et éradiquer certains phénomènes, comme la corruption et l’argent sale. A ce propos, il a estimé que le dossier de numérisation était actuellement une «priorité», d’où la nécessité d’accélérer sa concrétisation, saluant, en même temps, l’avancement enregistré dans certains secteurs, qui ont réalisé un «saut qualitatif» en la matière et franchi de grands pas, leur permettant de gagner du temps et d’améliorer les prestations à l’image du secteur de la justice. Le député Halim Bencharif du RND a abondé dans le même, estimant que la numérisation avait fait ses preuves dans divers secteurs, dont l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique. Aussi, il a plaidé pour la «généralisation de la digitalisation de tous les domaines et activités en tirant profit des expériences réussies». Pour le député Ouahid Al Sid Chikh (Indépendant), la numérisation joue un rôle majeur dans la régulation des transactions commerciales à travers les transferts bancaires, ce qui permet, a-t-il dit, de «lutter contre le marché parallèle et la contrebande de marchandises». Lors du débat, les députés ont évoqué plusieurs autres dossiers, dont le développement de l’agriculture. A ce sujet, le député El Baraa Bengrina (Mouvement El Bina) a insisté sur l’impératif de suivre méthodiquement le marché en régulant la facture d’importation pour protéger l’économie nationale sans compromettre la stabilité du marché. Pour rappel, l’action du gouvernement a porté sur cinq domaines, à savoir la consolidation de l’Etat de droit, la relance économique, le développement humain, l’action diplomatique et la défense nationale.

Dans cette optique, le gouvernement a réitéré que le caractère social de l’Etat demeure «un principe structurant de l’action du gouvernement pour consolider la cohésion sociale».

La politique sociale de l’Etat s’est concentrée sur l’accroissement du pouvoir d’achat des citoyens, l’amélioration de la prise en charge des populations vulnérable, la consolidation des systèmes de sécurité sociale et de retraite. Le document précise que «cette politique sociale vise à réduire les inégalités économiques et accroître les opportunités d’éducation, de formation et d’accès aux soins de santé pour tous les citoyens», mettant l’accent sur «le caractère social de l’Etat qui demeure un principe structurant de l’action du gouvernement pour consolider la cohésion sociale». Considérant que «le capital humain est la véritable richesse d’une nation», le gouvernement a placé parmi ses «priorités le bien-être des citoyens, notamment à travers le renforcement de son système de santé et l’amélioration continue de son système éducatif». Ainsi, dans le cadre de la continuité des efforts de l’Etat pour renforcer davantage le pouvoir d’achat, les rémunérations dans le secteur de la Fonction publique ont connu plusieurs augmentations et ce, depuis l’exercice 2022 et continueront à être augmentées au titre de l’exercice 2024, selon le document, relevant qu’au titre de l’exercice 2023, l’augmentation a touché environ 2,8 millions de fonctionnaires et agents contractuels, rappelant qu’il a été procédé à l’élaboration des projets de révision des statuts particuliers des fonctionnaires des secteurs de la Santé, l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur de même que la revalorisation, en cours, du régime indemnitaire des fonctionnaires exerçant dans 23 wilayas du Sud. Pour ce qui est de l’allocation chômage, elle a été revalorisée de 13.000 DA à 15.000 DA, alors que l’opération de reconversion des contrats du dispositif d’activité d’insertion sociale (DAIS) en contrats à durée indéterminée à temps partiel a été parachevée, avec un total de 115 131 bénéficiaires, ce qui a permis de valoriser les salaires mensuels des personnes concernées, passant de 6.420 DA à des salaires dépassant les 16.000 DA. En outre, le gouvernement a assuré, au titre de l’année scolaire 2022-2023, l’éducation et l’enseignement spécialisés au profit de 33 352 enfants et adolescents handicapés, dont 24 674 pris en charge dans un milieu institutionnel et 8678 scolarisés au niveau de 1194 classes spéciales, relève le document, précisant que dans le cadre de la prise en charge de la problématique de l’autisme, une commission intersectorielle a été mise en place au niveau des services du Premier ministre. En matière d’aides sociales, le bilan du gouvernement fait ressortir la revalorisation de 10.000 DA à 12.000 DA de l’allocation financière octroyée mensuellement au profit de 314 181 personnes handicapées ayant un taux d’invalidité de 100%, de même que l’octroi d’aides au profit des populations nomades, avec une dotation de 200 millions DA pour prendre en charge 1’acquisition de produits alimentaires de base, de tentes et de couvertures pour les wilayas du Grand Sud. Le même document relève qu’une allocation d’un montant de 532,3 millions DA a été dégagée, au titre de la rentrée scolaire 2023-2024, pour le financement de l’opération d’achat de fournitures scolaires au profit des enfants démunis. S’agissant de la protection et la promotion de la famille et de la femme dans le cadre du «Fonds de la pension alimentaire», une dotation budgétaire globale de plus de 3 milliards DA a été dégagée en faveur des femmes ayant la garde légale des enfants issus du divorce, en plus de la prise en charge de plus de 2230 femmes en situation de détresse à travers la dotation, d’un montant de 137,2 millions DA au bénéfice des 3 centres d’accueil et d’hébergement. Concernant le renforcement de la couverture et la promotion sociales des moudjahidine, des ayants droits, des victimes civiles et des victimes d’engins, il a été procédé au renforcement des actions d’accueil, d’orientation et d’accompagnement dans les établissements hospitaliers publics et militaires et leur prise charge au niveau des centres de repos et du centre national d’appareillage des invalides et victimes de la Révolution de libération nationale.

Par ailleurs, dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge de la santé des citoyens, la formalisation du système de contractualisation entre les établissements de santé et les organismes de la sécurité sociale constitue une priorité du gouvernement. Au titre de la consolidation de l’État de droit et la rénovation de la gouvernance, la Déclaration souligne que l’Algérie s’est «résolument engagée» dans un processus de consolidation et d’amélioration de sa gouvernance, avec pour objectif de «renforcer ses institutions, d’assurer un plein exercice des droits et libertés et de promouvoir une gouvernance transparente et responsable». A cet effet, le gouvernement a poursuivi la mise en œuvre de la réforme de la justice, notamment à travers la mise en place des nouvelles juridictions, la consécration du mode des audiences itinérantes et la finalisation de la refonte des principaux codes. Il a également œuvré à «consolider davantage la relation de complémentarité avec le pouvoir législatif, ce qui s’est traduit par une amélioration sensible du fonctionnement des différents mécanismes de contrôle parlementaire». Il a, dans le cadre des efforts de modernisation de l’administration publique, engagé la réforme de la fonction publique et œuvré à la simplification des procédures administratives et deux projets de loi ont été élaborés à cet effet. D’autre part, un effort important a été accompli en matière de numérisation de l’administration publique, notamment à travers l’élaboration et la mise œuvre de plans sectoriels.

En matière de consolidation du développement humain et la promotion d’une politique sociale juste et efficace, le gouvernement a placé parmi ses priorités le bien-être des citoyens, notamment à travers «le renforcement de son système de santé et l’amélioration continue de son système éducatif». Au volet de la politique étrangère, le gouvernement affirme demeurer «résolument engagé à insuffler une dynamique aux priorités de l’action diplomatique visant à renforcer l’influence et l’impact de notre pays sur la scène internationale et à protéger les intérêts suprêmes de la nation, garantissant ainsi la stabilité et la prospérité de notre pays». Parallèlement, la promotion de la paix et le développement de partenariats dans le monde entier constituent une priorité de notre diplomatie qui œuvre activement à la résolution des conflits régionaux et internationaux. A cet égard, le gouvernement assure attacher une «grande importance» au renforcement des liens de coopération, en particulier avec l’Afrique et le monde arabe. Dans le domaine de la défense nationale, l’Armée nationale populaire (ANP), «entièrement consciente de l’ampleur des défis et des enjeux à relever, au regard notamment des évolutions enregistrées dans notre environnement régional et international», continue à déployer tous les efforts nécessaires afin de «conférer davantage d’efficacité et de professionnalisme à l’ensemble des composantes de nos Forces armées qui veillent à la sécurisation des frontières et à la préservation de l’intégrité territoriale».